SCÈNE V ORGON, CLÉANTE
A votre nez, mon frère, elle se rit de vous ;
El, sans avoir dessein ^ de vous mettre en courroux, 260
Je vous dirai tout franc que c'est avec justice.
A-t-on jamais parlé d'un semblable caprice ?
Et se peut-il qu'un homme ail un charme* aujourd'hui
A 5 vous faire oublier toutes choses pour lui ;
Qu'après avoir chez vous réparé sa misère, 205
Vous en veniez au jioint ?. . .
Halte là, mon beau-frère ^ ; Vous ne connaissez pas celui dont vous parlez.
Je ne le connais pas, puisque vous le voulez ; Mais enlin, pour savoir quel homme ce peut être. . .
Mon frère, vous seriez charmé de le connaître, 270
l. Cette fois Dorine ne cache j Faire leçon, p. 49, n. 4. plus son ironie. Le couplet sui- ! 4. Charme signifiait primitivement (comme carmcn en latin) un philtre magique, une incantation, et par suite une influence mystérieusement puissante. Sur l'afifaiblissement du sens de ce mot, cf. Crouzeï..., Gr. Fr.,p.i'*.