Philosophe est employé adjectivement
Je m'attache, Madame, à tout ^ votre destin ; Et j'ose vous ofTrir, avecque - ma personne, Ce qu'on sait que de bien la fortune me donne.
PIIILAMINTE
Vous me charmez, Monsieur, par ce trait généreux, Et je veux couronner vos désirs amoureux. Oui, j'accorde Henriette à l'ardeur empressée. . .
Non, ma mère : je change à présent de pensée. Souffrez que je résiste à votre volonté.
CLITANDRE
Quoi! vous vous opposez à ma félicite ?
Et, lorsqu'à mon amour je vois chacun se rendre. . .
HENRIETTE
Je sais le peu de bien que vous avez, Clitandre, Et je vous ai toujours souhaité pour époux, Lorsqu'en satisfaisant à mes A'œux les plus doux, J'ai vu que mon hymen ajustait ^ vos affaires ; Mais, lorsque nous avons les destins si contraires, Je vous chéris assez, dans cette extrémité, Pour ne vous charger point de notre adversité *.
CLITANDRE
Tout destin, avec vous, me peut être agréable ; Tout destin me serait, sans vous, insupportable.
HENRIETTE
L'amour, dans son transport, parle toujours ainsi. Des retours^ importuns évitons le souci. Rien n'use tant l'ardeur de ce nœud qui nous lie, Que les fâcheux besoins des choses de la vie ; Et l'on en vient souvent à s'accuser tous deux •> De tous les noirs chagrins qui suivent de tels feux '
1. Appuyez sur ce mot, qui indique nième votre maui'ais destin.