‹ Scènes choisies [sous la direction] par Ch. GeorginChapitre 4 sur 443 · DES SCÈNES CHOISIES · texte numérisé non relu

DES SCÈNES CHOISIES

Ce livre a été composé pour des enfants, avec des enfants. Comme Molière essaj-ait, dit-on, l'effet de ses pièces sur sa servante La Forest,fai fait lire à de très jeunes lecteurs les scènes qui me paraissaient à leur portée et Je n'ai gardé que celles qui les avaient intéressés. On ne s'étonnera donc pas de lacunes énormes : les plus fortes scènes du poète ne sont point ici et les pièces critiques n'y figurent pas. En revanche f ai inséré nojnbre de passages dont le comique n'est pas des plus fins, mais qui sont d'une gaîté particulièrement goûtée de l'enfance. Il m'a semblé que Molière même, interrogé sur la meilleure manière d'instruire les enfants, eût répondu que la première est de les amuser.

Il s'agissait d'ailleurs d'adapter des Scènes choisies de Molière, soit aux élèves du !<■'' cycle (garçons et filles), auxquels les programmes les recommandent, en attendant de leur indiquer plus tard (dans le 2'n<^ cycle) un Théâtre choisi, — soit à toutes les jeunes intelligences, auxquelles on peut avoir de bonnes et diverses raisons de ne pas donner encore un Théâtre complet.

Je n'ai pas hésité à multiplier les explications de sens partout oii le texte m'a para présenter quelque difficulté pour des débutants.

Tout en me reportant au texte de l'excellente collection des Grands Kcuivains de la Fuance, j'ai souvent

reproduit Vindication des jeux de scène que fournit Védition de ij34- Ces indications donnent de la lumière et de la vie.

Quant à V illustration, nous avons, pour le choix des gravures, suivi le principe qui a présidé au choix des morceaux et au caractère de l'annotation : « rien de savant, mais des choses vivantes ». Nous avons omis, quelque intéressants qu'ils soient, les documents de valeur inédite, tels qu'on les trouvera dans les éditions des pièces complètes, le Théâtre choisi et /'Histoire illustrée DE LA Littérature française. Nous avons voulu illustrer les scènes, d est-à-dire évoquer aux yeu.x la représentation dans le décor même, avec le jeu, les costumes et les attitudes des acteurs. Nous avons voulu mener les enfants chez Molière.

Ch. g.

Paris, mars 1914.

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