se croit pei-du. (mot g:rec
4. Mot grec qui signitie diges- 9. Ilrdropisie (mot grec), amas tion lente. d'eau dans les tissus du corps.
.■>. Mot grec qui signifie dig'es- I 10. Remarquez toutes ces amu-
tion difficile. santés finales en ie.
6. Mot grec qui signifie absence 11. Voilà bien les effets de la
de digestion. prévention.
BÉRALDE. — Ma foi, ûion fi'ère, vous êtes fou ; et je ne voudrais pas, pour ]>eaucoup de clioses, qu'on aous vît faire ce que vous faites. Tàtez-vous un peu, je vous prie ; revenez à vous-même, et ne donnez point tant à votre imagination.
ARGAN. — Vous Aoyez, mon frère, les étranges maladies dont il m"a menacé.
BÉRALDE. — Le simple' homme que vous êtes !
ARGAN. — Il dit que je deviendrai incurable avant qu'il soit quatre jours.
BÉRALDE. — Et ce qu'il dit, que fait-il- à la chose ? Est-ce un oracle qui a parlé ? Il semble, à vous entendre, que Monsieur Purgon tienne dans ses mains le liiel^ de vos jours, et que, d'*autorité suprême, il vous l'allonge et vous le raccourcisse comme il lui plaît. Songez que les principes de votre vie sont en vous-même, et que le courroux de Monsieur Purgon est aussi peu capable de vous faire mourir, que ses remèdes de Aous faire vivre. Voici une aventure, si vous voulez, à^ vous défaire des médecins ; ou si vous êtes né à'' ne pouvoir vous en passer, il est aisé d'en avoir un autre avec lequel, mon frère, vous puissiez courir un peu moins de risque.
ARGAX. — Ah ! mon frère, il sait tout mon tempérament, et la manière dont il faut me gouverner.
BÉRALDE. — Il faut VOUS avouer que vous êtes un homme d'une grande prévention, et que vous voyez les choses avec d'étranges yeux^
Toinette médeoin
[Argan est demeuré anéanti sous les précédentes menaces. La maligne Toinette a l'idée de jouer un bon tour à la fois à son maître et à M. Purgon, dont elle veut ruiner l'abusive autorité. Elle se déguise elle-même en médecin. Mais il faut qu'Argan ne la reconnaisse pas. On va voir avec quelle prestesse elle paraît et reparaît en véritable Toinette, puis en docteur, et avec quelle assurance elle donne enfin à M. Argan, convaincu, une consultation accablante pour M. Purgon.]