‹ Scènes d'automneChapitre 2 sur 6 · AU CAMP DE C11AL0NS · texte numérisé non relu

AU CAMP DE C11AL0NS

— l’as pas l’air content de ton logement! ingrat, un appariement composé de deux pièces !

— Je ne les vois, pas les deux pièces.

— Deux pièces de toile, parbleu !

— Saprelotte ! on n’y voit pas clair la nuit dans ce camp. Le capitaine qui avait donné l’ordre de* placer des éclaireurs. Je ne vois cependant pas le moindre bec de gaz 1

— Il ne voudra plus de moi, le caporal !

— Et pourquoi donc cela?

— Dame ! il revient du camp, ous qu’on lui a perfectionné son instruction, à ce qu’il paraît, et pour lors, va s’apercevoir de mon manque d’inducalion à moi.

Ce que l’on entend au camp par faire une partie de piquet

— Caporal, j’ai attrapé un rhumatisme.

— T’as bien fait de l’attraper; il n’y reviendra plus, s’il voit < \ ’on l’attrape comme ça chaque fois.

— Françoise, je vous avais dil d'éviter les militaires.'

— Madame, ce n’est pas de ma faute, ils arrivent du camp de Châlons, où ils ont appris à manœuvrer qu’il n’y a plus moyen de leur échapper

— Vous voilà revenu de vacances, mon avocat ; faut pas vous gêner, si vous avez besoin de quelqu’un pour ouvrir vos malles, c’est ma partie !

— Ah ben, excusez ! vous ne vous gênez pas, monsieur Dumanet !

— Mam’selle Catherine, c’est-z-au camp de Châlons ousque u’on nous a appris à nous servir d?s êpiulemenls .

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