‹ Scènes d'automneChapitre 6 sur 6 · CONSÉQUENCE DU VENTILATEUR DU THEATRE DU CHATELET · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCE DU VENTILATEUR DU THEATRE DU CHATELET

— Tu n’as pas pris ton éventail?

— Au contraire, ma chère, j’ai pris mon paravent.

— Allons, bon! il ne va donc plus se coucher le soleil"que le voilà qui passe ses nuits au spectacle!

Sortie du théâtre du Châtelet, — le ventilateur ayant produit son effet.

— Baptiste, comment se fait-il que tout le sucre soit parti ?

— Madame, faut croire que c’est l'impôt qui l’aura effrayé !

— Mais, monsieur, mon caniche peut stationner sur le pont des Arts, il n’est pas aveugle, lui.

— Alfred, je t’v prends à embrasser la bonne!

— Ma chère, il faut bien les rassurer, ces pauvres servantes, depuis le procès Dumolard.

— Les aveugles ne stationnent pas sur les ponts !

— Monsieur, je ne suis que borgne.

M. Mario cassant son ut en voulant' entrer à l’Opéra.

— Es-tu contente que je tai amenée voir Lalla-Roukh ?

— Oui, mon ami, cette musique me fait trotter l’Inde en' tôle ; il faut absolument que tu m’achètes un vrai cachemire de trois mille francs.

LE NOUVEAU SOUS-LIEUTENANT DE la Dame blUTlChe.

— Qua-ran-te mil— le francs ! d’appoin-tements ! On nedi-ra plus, je pense, que je ne puis pas acheter un château sur mes économies ! . .

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