V. Voyage autour du monde
Pag. 233. Is passent des journées entières à jouer du merouwaneé.
Le merouwané ou marouwané est un instrument assez har-
monieux fait avec une portion de la tige d’un bambou; il a
dix-sept cordes. Quand les Madecasses vignnent à entendre
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les sons de cet instrument , c’est pour eux un sujet de déses-
poir. V. Anciennes Annales. Note de M. Colin.
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). Ê Et comme dés cette époque on redoutait tes Koromantins.
fe #3 [A Cette nation est connue pour son “caractére fier et in- LION dépendant ; ce sont presque toujours eux qui ont excité les D révoltes qui ont eu lieu à la Jamaïque. M. Bryand Edwards
rapporte pus traits qui RUN l'intrépidité de ces noirs. | 5
Pag. 260. Tl jouait de son bania.
C'est du créole Bania dont il est question ici. Il y a un insh trument qui porte ce nom et dont la forme est différente. On peut s'en convaincre dans Stedman, Voyage à la Guyane.
Pag. 265. Le hamichi a fait entendre un cri de douleur, c'est
E qu'il a perdu sa compagne.
Le kamichi, anheima ou anhima est un des oiseaux les plus remarquables du Brésil. Il acquiert quelquefois la grosseur du dinde sauvage; sa couleur est d'un gris d’ardoise, il a le ventre blanc; une corne pointue, de trois ou quatre pouces, s'élève sur son front et se courbe vers l'extrémité ; chacune de ses ailes est armée de deux forts éperons. Je répéterai ici ce que J'ai dit dans l'ouvrage sur le Brésil : le kamichi n'attaque point les autres oiseaux, sa nourriture principale consiste en herbes tendres et en graines de plusieurs espèces de plantes. Il ne fait usage de ses armes que vers l’époque où la possession d’une femelle est un sujet de combat; mais lorsque le plus fort a mis ses rivaux en fuite, il devient aussi tendre qu'il a été cou-
rageux; on ne le voit plus quitter sa femelle, qui elle-même
2 le paie de la tendresse la plus vive. Si l’un des deux époux la vient à périr, l’autre ne tarde pas à le suivre après avoir | poussé de longs gémissemens autour des lieux où il a été privé di de ce qu'il aimait. Ce fait qui m'a été raconté, est rapporté
dans le Dictionnaire d'Histoire naturelle.
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Pag. 280. L'ananas couronné des mains de la nature semblait étre le roi des fruits et des fleurs.
Cette idée est empruntée au poème de Caramuru.
Pag. 284. Cette ville dit le Portugais s’est élevée sur les ruines’ de celles que nos conquérans avaient renversées.
On peut voir dans Barlœus que, de 1620 à 1630, des noirs fugitifs, réunis à quelques Brésiliens , avaient formé deux établissemens connus sous les noms de Grand et de Petit-Palmarès ; ils se livraient pendant des nuits entières à leur goût pour la danse, et ils ne s'étaient point occupés comme leurs successeurs de former un empire durable. Ils furent presqu'entièrement dispersés par les Hollandais lorsque ceux-ci firent la conquête du Brésil.
Pag. 288. C’est le fruit que produit le sapoucaya.
Le sapoucaya ou quatelé s'appelle en latin /ecythis ollarta, et ce nom exprime assez la forme du fruit qui ressemble à une petite marmite fermée par un couvercle; les amandes sont rangées symétriquement dans l’intérieur ; les habitans des campagnes en font grand cas; mais elles deviennent souvent la proie des singes, qui enlèvent avec leurs dents l’espèce de brou qui recouvre la noix et son couvercle; ils la frappent en-
suite contre un arbre jusqu’à ce qu’elle soit ouverte. Pag. 209. 4 l’un elle disait : il faut fuir, etc.
Tl y a dans presque toutes les habitations quelques-unes de ces femmes qui se mélent de prétendus enchantemens, elles ont la plus grande influence sur leurs compatriotes ; plusieurs voyageurs donnent des détails sur les assemblées. mystéricuses où elles jouent un grand rôle, de même que certains vieillards. Voyez le père Labat.
Pag. 333. Les jeunes filles sont venues ramasser les fruits de quelques tamarins.
Le tamarin donne de longues siliques renfermant une pulpe
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dont le goût aigrelet a quelque chose d’assez agréable ; on en
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714 — Bougainville et Forster. 1 | Lost +
Il faut supprimer le nom de Carteret qui n’a point été à Otahiti.
Pag. 342. Un infortuné navigateur allant Chercher a Otahit; ? l'arbre à pain. | Le résultat de la révolte des matelots du capitaine Bligh est fort curieux. La mésintelligence ne tarda pas à se mettre entre les rebelles, et quelques-uns d’entre eux résolurent de quitter la baie de Matawai pour aller, avec les femmes qui voudraient les suivre, se confiner, ainsi que plusieurs Otahitiens, dans quelque ile voisine ; ils y ont formé une colonie où l’on parle anglais ; il semble que le bonheur se soit réfugié dans ce coin de terre. Cependant les révoltés n’en ont point joui, ils ont été massacrés par leurs compagnons, un seul est resté, Plusieurs navires ont paru depuis quelques années dans le port de cette île. V. Journal des Voyages, de M. Verneur. ;
Pag. 343. Ce fut l'innocence que l'on trompa. Voyez ce qui est rapporté à ce sujet dans le voyage des Missionnaires. Bibl. Brit. t. 18, p. 70.
Pag. 345. Ces nations avaient peuplé leurs collines et leurs bocages de divinités. di J'ai oublié de rappeler dans cet endroit deux de leurs croyances qui sont assez poétiques. Chaque famille avait son génie protecteur, et c'était ordinairement un de ses aicux ; ils croyaient que Dieu dans sa colère brisa le monde, et qu'Ota-
hiti n'est que le reste d'un immense continent qui occupait
jadis cette partie du globe. V. le 7% oyage des Missionnaires. Ce sera peut-être là, un jour, où Von placera l’'Atlantidé. P Jour F
> DIO « Pag. 364. Dans les iles de l’Archipel.
Je n'ai point parlé d’une croyance assez poétique de ces contrées ; à Bornéo et à Macassar on vénère certains oiseaux prophétiques : les uns sont interrogés sur les lieux où se trouvent des trésors, les autres indiquent par leur vol le temps
des conquêtes.
Pag. 271. Transportons-nous au milieu de ces vastes plaines de l'Inde, etc.
Voyez aussi dans Bruce, t. 4, p. 343, la description d'une chasse à l'éléphant, elle offre un vif intérêt; Le Vaillant contient des détails curieux sur le même objet. Voyez également
Sparmann.
Pag. 377. Elle forme plus fréquemment ces arcs immenses, etc.
J'ai souvent observé ce phénomène, et plusieurs voyageurs en ont parlé. Forster père dit: sous les tropiques, la lumière la
plus pále de la lune produit des arcs-en-ciel. Pag. 388. C'est ainsi que le nénufar, etc.
Les Chinois l’ont mis au nombre des plantes qui entrent dans le breuvage de Vimmortalité. ps
Pag. 304. M. Crawfurdméme assure qu'ily a un théâtre à Java où des hommes, revétus de peaux de lion, de tigre, etc. Il y a un autre genre de spectacle où les acteurs Javanais sont masqués ; le directeur lit la pièce et ils font les gestes.
On peut lire l’analyse d’une de ces pièces dans les anciennes
Annales des Voyages de M. Maltebrun, t. 1, p. 153. 11 y a dans
le même pays des espèces d'ombres chinoises, et l’on voit des
acteurs ambulans qui improvisent des farces.
Pag. 234. Ses sites majestueux, ses végétaux imposans.
L'ile. de France, par sa position et par la fertilité de son
territoire, permet presque à tous les végétaux des tropiques
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de croitre avec une égale vigueur. Je crois donc rendre service à mes lecteurs, en leur présentant le tableau curieux qu'un voyageur célèbre a tracé des diverses productions étrangères qu'on y remarque. Dans cette peinture rapide, il a été encore plus littérateur que naturaliste.
Pour prendre nne idée juste de cette fertilité du pays qui nous occupe, dit Péron, il faut aller visiter le Jardin du gouvernement dans la plaine des Pamplemousses, C’est là que le respectable M. Céré a su naturaliser depuis trente ans un nombre prodigieux d’arbres et d’arbustes arrachés, les uns aux plages ardentes de l'Afrique, les autres aux rivages humides de Madagascar ; ceux-ci sont venus de la Chine et du Pégu, ceux-là sont originaires des rives de l’Indus et du Gange ; plusieurs naquirent aux sommets des Gattes , quelques autres vécurent dans les riches vallées de Cachemire ; la plupart des îles du grand archipel d’Asie » Java, Sumatra, Ceylan, Bouro, les Moluques, les Philippines, Taïti même ont été mises à contribution pour la richesse et l’ornement de ce jardin; les Canaries, les Açores lui ont offert de nombreux tributs. Les vergers, les bosquets de l'Europe, les forêts de l’Amérique ont été dépouillés pour lui; on y retrouve plusieurs productions de l’Arabie, de la Perse, du Brésil, de la côte de Guinée, de la Caffrerie, et nous avons nous-mêmes déposé dans son sein de nombreux échantillons des végétaux singuliers des forêts australes. C’est là qu'en errant au milieu de forêts‘ profondes et silencieuses, on peut voir confondus tous en semble ces hôtes précieux, étonnés de se trouver sur le même sol. Avec quelle douce émotion je contemplais cet arbre de Teck, ce géant des foréts équinoxiales, et dont on a fait dans l'Inde des vaisseaux presqu'incorruptibles. Cet arbre à pain dont le fruit savoureux nourrit tous les habitans du Grand Océan équatorial. Le rafia de Madagascar, ce palmier précieux
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qui fournit un sagou délicat et corroborant*. Le muscadier
qui, ravi naguére par le respectable M. Poivre, doit nous affranchir bieutôt du tribut que nous payons encore au monopole hollandais. Le géroflier, dont les fruits innombrables et d'une belle couleur rouge, produisent un si charmant effet , et qui fournit déjà dans nos îles bien au-delà de notre consommation de gérofle; le badamier à fleurs larges, d'une ver-
dure aussi douce qu'agréable, et qui porte une petite amande
alongée plus délicate que nos meilleures noisettes ; Vébénier à
qui nous devons ce bois si recherché dans les arts, si précieux par son beau poli, par sa couleur d’un noir éclatant. Le pamplemoussier dont le fruit est une espèce d'orange de la grosseur d'un petit melon, et dont l'écorce est susceptible de former d'excellentes confitures. Le tamarinier, dont les siliques produisent cette pulpe aigrelette qui est un médicament agréable et salutaire. L’oranger nain de'la Chine, haut d'un pied seulement, qui porte un fruit gros à peine comme celui du cafier et qui, comme lui se distingue par son parfum agréable de citron. L’hymenæa, arbre charmant dont les feuilles apposées deux à deux, symbole d'une heureuse union, tendent toujours à se rapprocher. L'arrequier, dont la tige se projette dans les airs et produit ces régimes de noix d'arreck, si recherchées pour usage du bétel, et dont elles forment elles-mêmes la base essentielle. Le caraïmbolier , dont le fruit à quatre côtes très-saillantes, contient un suc très-sucré et légèrement acidule. Le jacquier, voisin de Parbre à pain, et qui porte le long de sa tige d'énormes fruits de la forme d'une citrouille alongée, précieux aliment des esclaves. Le Litchi dont l'enveloppe tuberculée et coriace, recouvre une
pulpe agréablement parfumée; le mangoustan originaire de la
On a déjà vu son autre genre d’utilité.
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Chine, et dont on s'obstine dans ces régions à regarder le
fruit comme le meilleur du monde; le cafier, si connu maintenant de notre Europe, et dont les petites baies à deux semences sont recouvertes d'une belle enveloppe écarlate; le manguier , l’analogue de notre poirier, et qui, modifié par la culture, présente comme lui de nombreuses variétés; le bananier, dont le nom seul réveille tant de douces idées, tant de souvenirs agréables ; le cocotier, si célèbre dans toutes les relations, et d’un si bel effet dans les paysages équatoriaux ; le palmiste, qui ne porte qu’une seule fois en sa vie ce chou précieux qui le termine, et que l’on peut préparer de tant de manières utiles ; le velongos de Madagascar, dont les fruits symétriquement disposés en une grappe immense, représentent si bien un énorme buisson d'écrevisses; le jambos, dont les drupes assez semblables à de petites prunes noires, offrent comme elles une pulpe odorante et sucrée; le jam-malac, dont on forme de si belles charmilles ; le bambou épineux , si propre à faire des haies impénétrables ; le raven-tsara, dont la feuille et les fruits seraient susceptibles de fournir une épice agréable et d'un très-bas prix; l’avocacier, dont la chair épaisse et jaunátre a quelques rapports avec celle de nos poires fondantes, mais qui, beaucoup plus fade qu’elle, a besoin d’étre relevée par quelque assaisonnement ; le goyaver, qui fournit au milieu des forêts un rafraïchissement salutaire; le cannellier de la Cochinchine, dont l'écorce ne le cède pas à celle de Ceylan ; le baobab , ou pain de singe, ce fameux adansonia , la plus grande et la plus grosse espèce d’arbre connue; le vacois dont les rejets descendent le long de la tige pour aller lui fournir de nouvelles racines, et dont les feuilles sont employées à tant d'usages utiles; le frangipanier, dont les belles corolles d’albâtre exhalent un parfum si délicat et si suave; le
cotonnier qui nous prête son admirable duvet, après la ma-
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turité des graines auxquelles il devait servir de langes ; le bois de fer qui croît si rapidement, qui s'accommode des lieux les plus stériles, et qui réussirait vraisemblablement bien dans nos climats méridionaux; Vattier dont le fruit tuberculeux cache sous une écorce dure, épaisse et coriace, une pulpe savoureuse et délicate, comparée par tant de voyageurs à la crême sucrée; le rosier de la Chine, qui croissant naturellement au milieu des forêts, marie partout ses fleurs avec celles du jasmin odorant et de la belle pervenche de Madagascar ; le papayer, dont le suc laiteux est employé comme un excellent vermifuge, et dont le fruit est recherché sur les meilleures tables; le ravinal, ou arbre du voyageur, ainsi nommé de la propriété singulière qu’il a de fournir une grande quantité d'excellente eau; le jamrosa, qui porte des fruits de la plus belle couleur rose, et dont on obtient par la fermenta-
tion et la distillation un alcool si délicieusement parfumé. Pag. 390. La danse a quelque chose de solennel. Dans quelques occasions, comme je Pai dit. On peut voir la description de ces danses dans plusieurs voyageurs. Pag. 409. De premio vil mas alto et quast eterno. Quoique dans plusieurs anciennes éditions il y ait, et quasi eterno , 1l faut lire e quasi eterno.
Pag. 493. La mort est sur la terre, et la vie... elle est dans les cieux.
Cette phrase et celles qui se trouvent contenues entre les
deux guillemets sont tirées de Vépitre au roi don Sébastien.