A MONSIEUR FONTENOY
Il 3, avenue du Bel- Air,
Saint-Mandè.
Bonne nouvelle, mon vieux! J'ai vu Perrin aujourd'hui; il a été on ne peut plus aimable. Tu auras toute la Comédie-Française, à moins, bien entendu, que les nécessités du spectacle ne s'y opposent. De même pour l'Opéra, où j'ai été reçu d'une façon charmante par Halanzier. « Prenez tout ce que vous voudrez, m'a-t-il dit,
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pourvu que vous ne touchiez pas à V Africaine et que vous ne mettiez pas mes artistes sur le dos. » Ainsi, il ne faut pas compter sur madame Krauss, ni sra* mademoiselle Daram, ni sur Lassalle, ni sur ViHaret ; mais Bosquin pourra chanter un morceau de la favorite.
Nous aurons aussi un acte du Vaudeville et un acte du Gymnase. Quant aux Variétés, j'espère obtenir les Sonnettes avec Dupuis et Céline Chaumont, mais il faudrait pour ceJa que la pièce fût jouée avant neuf heures ou après minuit, à cause de leur spectacle actuel. Si Ton ne peut pas nous donner les Sonnettes, on les remplacera par les Papillons jaunes; c'est une pièce en un acte également, et un acte très gentil, parait-il.
Enfin, tu vois que tout s'annonce bien. Tu n'as plus qu'à écrire à Capôul, à madame Carvalho. Je me charge du petit mot pour Saint- Germain. Quant à Faure, tu sais ce qui est convenu; il fera tout ce qui dépendra de lui pour t'être agréable.
A demain dix heures, au théâtre.
Ton vieux camarade,
STANISLAS