‹ Scènes de la vie de théâtre (volume 2)Chapitre 46 sur 56 · FLORIMOND · texte numérisé non relu

FLORIMOND

du Théâtre-Populaire.

-N° i5 (voir n° 12).

Paris, 29 octobre.

Cher monsieur,

Le Messager des coulisses est toujours bien amusant. N'ai -je pas appris par la voie de votre journal que M. Trézard était le collaborateur de Robinet pour les Cascades parisiennes ? C'est à mourir de rire.

Ainsi, voilà ce monsieur qui revendique la paternité d'une pièce parce qu'il a servi d'intermédiaire entre un des auteurs et les créanciers de celui-ci. Que mon ami Robinet arrange ses affaires comme il le voudra, je n'ai pas à m'en occuper, mais que son collabora^ teur ne vienne pas se mettre en tiers dans

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une association dont je fais partie pour une bonne moitié.

Veuillez, cher monsieur, insérer cette lettre dans votre plus prochain numéro, et agréer, etc*

CHAUDFROID.

N° 16 (roir n* 10).

Paris, 29 octobre.

Monsieur le rédacteur en chef,

Je n'habite pas votre pays depuis assezlongtemps pour avoir la prétention de saisir toutes les finesses de la langue française; mais je la connais assez pour comprendre qu'en me reprochant d'avoir parlé « légèrement », M. le marquis de la Roche-Langlevif a porté atteinte à mon honneur de gentilhomme et à ma dignité de membre du corps diplomatique.

Il est vrai qu'à la veille de conclure une alliance avec de riches bourgeois, M. le marquis de la Roche-Langlevif est peut-être excusable d'oublier les égards qu'on se doit entre gens du monde.

Agréez, monsieur le rédacteur en chef, etc.

DUC PATAQUEZ DE RASTAQUERA.

N° 17 (voir n° i3).

Paris, 3o octobre.

Cher monsieur,

Le jeune M. du Chesne (en deux mots) a eu tort de rappeler que j'avais été c marchand de contremarques ».

Il m'oblige ainsi à me souvenir d'un bienfait que j'aurais voulu oublier : le bureau dans lequel je signais des billets d'auteur m'était sous-loué par une brave femme qui tenait une boutique de fruitière, et c'est grâce à une souscription que j'avais organisée, de concert avec quelques amis, que la mère Duchêne put faire donner un peu d'instruction à son fils, M. Ferdinand du Chesne.

Je vous livre cette petite histoire dans toute sa simplicité, et vous prie d'agréer, etc.

LAFERNET.

N° 18 (voir n° 14).

Paris, 3o octobre.

Mon cher confrère, Le « camarade » de mademoiselle Hortensia

l68 SCÈNES DE LA VIE DE TnÉATHE.

m'ayant fait l'honneur de s'adresser à moi dans votre journal, c'est dans votre journal que je répondrai.

Le camarade de mademoiselle Hortensia a dû jouer avec elle bien souvent, pour prendre sa défense avec tant d'ardeur. La chose est d'autant plus drôle que mon article n'ayant pas du tout calomnié mademoiselle Hortensia, le camarade de mademoiselle Hortensia n'avait nullement besoin d'endosser l'armure des chevaliers sans peur — je ne dis pas sans reproche.

Cette réserve faite, je n'hésite pas à reconnaître que le camarade de mademoiselle Hortensia a joué son rôle avec un tel succès qu'on se demande pourquoi cet intéressant jeune premier ne se décide pas à aborder franchement l'emploi des comiques.

Salut cordial.

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