SCÈNE VIIL TOINON, BABOLIN
BABOLIN. furieux.
Ah çà! il y a donc des Rats ici?
(Trotte-Menu détale, Ronge-Maille le suit.) TOINON. Je crois que oui, mon papa; il y en à toujours eu. Qu’ont-ils donc fait ?
BABOLIN, de même.
Ce qu’ils ont fait! vous voulez savoir ce qu'ils ont
fait?.. Eh bien !... (moment de silence.) VOUS ne le saurez pas! TOINON.
Comme il vous plaira, mon papa.
BABOLIN, se promenant avec agitation.
Qui se serait attendu à cela? Me voilà bien avec mes droits! Où sont-ils maintenant?... C'est M. Paul qui va se moquer de moi!... (n s'arrête comme frappé d'une subite inspiration.) Mais si je ne disais rien de ma mésaventure?... si je jouais la clémence ? Paul aime ma fille; ma fille aime Paul... si, comme un bon homme que je suis, je cédais à leurs vœux ? C'est ça qui me ferait honneur et me donnerait l'air d’un père modèle! (s'approchant de sa fille, it lui ditd'un ton cälin:) Dis donc, petite Nonnon, ça te chagrine done bien de ne pas épouser ton Paul?... (roinon ne répond rien : elle sanglote.) Nonnon, si, au
lieu d'aller chez l’avoué, nous allions chez le notaire?
PHILOSOPHE. 295 TOINON, pleurant et riant tout à la fois.
Chez le notaire, mon petit papa ?.….
BABOLIN
Pour qu'il se hâte de dresser ton contrat de mariage.… TOINON, de même.
Avec qui, mon petit papa?
BABOLIN
Avec Paul...
TOINON, sautant au cou de Babolin.
Oh! mon petit papa, mon petit papa, que vous êtes bon!... Je n’osais pas vous parler franchement, de peur de vous faire de la peine, mais je crois que si je n’étais pas devenue la femme de Paul, j'en serais morte.
BABOLIN
Diable! diable ! il ne faut pas que tu meures... Allons
chez le notaire ! (ns sortent.)