SCÈNE VIII
LES PRÉCÉDENTS , M, RIFFÉ.
M. BIFFÉ. — Bonjour. Le journal est-il arrivé ? LAURENT, hardi comme u?i page. — Pas encore, monsieur
Ri (Té.
M. Riffé. — Je serais venu plus tôt ce matin; mais j'ai fait
la renconîre en venant, vous ne devineriez jamais de qui , de M. Cochin. Je craignais même de m 'être attardé; c'est lui qiii m'a arrêté ici, au coin de la me Dauphine, car je ne le voyais point. Comme il eal engraissé!
LAURENT. — » Il y a bien long-temps <|u'oii ne l'a vu par ici, M. Cochin; il ne vient donc plus jamais nous voir?
M. r.iFF'i:. — Non. il ne vient plus. It puis, vous savez? il est un peu singulier, M. Cochin; il m'a cependant demandé des nouvelles de tout le monde, et puis il demeure maintenant avec ses enfants.
LAUBENT. — Où ça donc?
u. biffé. — Ici, au diable, à Vaugirard. L'été dernier, j'ai été me promener un dimanche de ces côtés-là, je l'ai ren- COntré avec (mite une société : moi j'étais seul de la mienne. Il m'a dit qu'il demeurait tout près de là.
LAURENT. — Sa demoiselle était bien belle personne. Vous rappelez-vous quand elle venait voir son papa à son bureau?
il. uiffé. — Elle est bien changée depuis ce temps-là, allez. Les enfants l'ont tuée, cette femme-là; mais elle n'est pas encore à jeter de enté. Vous me remettrez le journal sitôt qu'il sera arrivé, sans vous commander.
laubert. — Prends garde dé le perdre. (M. Rifle entre dans. son bureau ; Laurent reprend fa lecture deson journal.)
LE BUREAU