scène v
LES PRÉCÉDENTS, MADAME JOLY
madame joly, entrant. — Excusez, monsieur Dnret! Comment vous portez-vous?
DURET. — Permettez, madame.
MADAME JOLY. — Ah! mon Dieu! qu'il fait chaud aujourd'hui! ouvre donc un peu , monsieur Joly. [A voix liasse à son mari.) Va donc chez ton vilain pâtissier, nous n'aurons rien à cinq benres. — Joly sort.)
SCENES l'Ol'LLAlKLS.
SCEM- VI.
LES PRÉCÉDENTS, excepté JOLY.
madame joly. — J'aime bien voire logement... Dis donc, monsieur Duret, quelle différence avec le nôtre!
madame duret. — Le vôtre est bien commode aussi... mais, voyez-vous, il y a un grand inconvénient ici : nous n'avons qu'un boyau de cuisine ; il y faut de la chandelle en plein midi ; elle est si petite, qu'on ne peut pas s'y retourner... (elle lui prend {a main). Comme j'ai cliaud... j'étouffe là-dedans. Je suis toute en nage.
madame duret. — Tous les logements ont leur désagrément... Nous tenons au nôtre, parce que M. Duret est à la proximation de son bureau.
duret. — Deux pas.
madame duret. — Nous n'y tenons pas autrement. D'abord nous avons des portiers si désagréables ! avec ces gens-là il faudrait toujours être l'argent à la main. Et encore...
madame JOLY. — C'est comme ici, ni plus ni moins... Ça porte chapeau... Que voulez-vous? le monde renversé.
madame payex, en dehors. — Madame Joly !
Madame joly. — J'in'en-y vas... Excusez, madame Duret!... Victorine... avance donc tenir compagnie à M. et madame Duret. (Madame Joly sort.)