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SCÈNE IIF

DUFLOS, ANATOLE

ANATOLE, frappant svir le ventre de Duflos. — Bonjour, Duflos.

DUFI.OS, portant la main à son ventre. — Laissez donc , que c'est bêle! Vous êtes gentil... vous voilà quand tout est fini.

ANATOLE. — Eh ! bien, quoi ? qu'est-ce? qu'y a-t-il ?

Duflos. — Il y a qu'on ne vous a pas vu depuis une éternité , vous et mon cabriolet.

axatole. — Nous avons été invités, tous deux, à la campagne.

duflos. — C'est cela, vous vous en donnez et moi je pioche.

ANATOLE. — Ne m'avez-vous pas dit que plus vous aviez à faire , plus vous étiez content ?

DUFLOS. — Je ne dis pas , mais pas à ce point-là. Voilà huit jours que je ne fais qu'aller et venir, je commence à en avoir assez. Hier j'ai envoyé trois fois chez vous.

anatoli:. — Hier , que! jour était-ce? J'étais avec madame de Lucy.

duflos. — Elle ne m'en a rien dit.

Anatole. — (.'es! possible, elle l'aura oublié.

ddvlos. — Où donc êtes-vous allés?

Anatole — -Chez madame Saint-Yvon, la veuve du chargé

d'affaires, (Unis la vallée de Montmorency. DDFLOS. — Elle choisit un joli temps pour aller à la campagne.

an mole. — Aussi était-elle de retour hier. Sa douleur était

trop vive pour qu'elle lût de longue durée. DDFLOS. — 11 y avait long-temps que son chargé d'affaires

était à Paris ?

ANATOLE — Trois mois.

DDFLOS. — Je conçois son chagrin, c'était encore tout frais, ws \ rOLE. — A propos, papa 1 DDFLOS. — Eh ! bien ?

ANATOLE. — J'aurai besoin demain du cabriolet, m ri.os. — Le malin ?

ANATOLE. — El une partie de la journée. DDFLOS. — Et moi aussi.

Anatole. — Qu'avez-vous donc tant à faire ? Dt 1 1 OS. — Comment ! ce que j'ai à faire? ah ça! vous êtes

charmant, parole d'honneur !

Anatole. — Nous reparlerons de ça Clara est-elle ha-

billi Dl nos. — Je n'en sais rien. {A une femme de chambre

(j)ii traverse le salon.) Henriette !

Hl NRIETTE. — .Monsieur?

DDFLOS. — Madame est-elle habillée? m NRIETTE. — Ali ! ben nui ! elle n'a pas encore commencé...

\'là que je \as (lien lier le coiffeur à présent. an iTOi i . se jetant dans un fauteuil. — Bile est vraiment

titille, cette petite, dites donc, Duflos ? DDFLOS. — Oui, vous avez dit cela l'autre jour devant Clara,

elle m'a fait une scène atroce.

ANATOLE. — On n'es; jaloux que de ce qu'on aime, gros

scélérat ! A propos , je viens de rencontrer Lerichc, je ne

lui ai parlé de rien.

DUFLOS. — Vous ave/ bien fait.

ANATOLE. — Savez-vous s'il vient ?

DDFLOS. — Je ne crois pas : nous ne lui avons rien fait dire, ANATOLE. — Ce n'est pas une raison pour qu'il ne vienne

pas; vous le connaissez, il n'est pas susceptible. duflos. — Je l'aimerais assez , s'il ne taisait pas autant de

bruit.

a\atole. — Mais il en fait, et beaucoup. Quel est donc ce

petit jeune homme qu'il traîne depuis quelque temps à sa

remorque ?

duflos. — C'est un petit bonhomme qu'il lance, dont il fait

l'éducation.

Anatole. — Il a l'air tout sucre et tout miel. duflos. — Onze heures bientôt et personne encore. Youlez-

vous faire un écarté !

ANATOLE. — jNon, et vous ?

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