LASERRE, MADAME BÀDOULARD
MADAME BADOULARD. — Ah! vous voilà, monsieur. J'en apprends de belles sur votre compte... n'èles-vous pas honteux, à votre âge!
M. LASSERRE — A l'autre, à présent.
MADAME BABOULARD. — C'est une abomination!... c'est aifreux !
M. LASSERRE. — Qu'est-ce que j'ai fait, madame Badoulard?
MADAME BADOULARD. ■ — Mais ça ne se passera pas comme ça; non, monsieur.
M. LASSERRE. — Mais qu'est-ce qu'il est donc arrivé?
MADAME badoulard. — Je connais maintenant toute-, vos manœuvres, monsieur.
vi. LASSERRE. — Rle3 manœuvres?
MADAAJi: BADOULARD. — Vous, monsieur Lasscrre, qu'on rc-
gardait dans la maison, depuis quinze ans, comme un saint...
M. LASSEBKE. — On était bien bon dans la maison.
madame badoulard. — Et se conduire ainsi!... Si défont mon mari, II. Badoulard, vivait encore, ça ne se passerait pas comme ça... mais moi, une pauvre femme!... [Hic pleure.) Ma pauvre fille ! va, tu es bien à plaindre!
M. lasserre. — Mais qu'est-ce que c'est?...
madame badoulard. — Comment, qu'est-ce que c'est! n'avance pas , malheureux , je t'arracbe les jeux. Tu le sauras ce que c'est , misérable !...
M. lasserre. — Madame Badoulard , je vous en prie , ditesmoi ce que j'ai donc fait?
madame badoulard — Ne reparaissez jamais devant moi... intrigant !... Sortez d'ici...
M. lasserre. — Je saurai peut-être un jour... mon Dieu! mon Dieu! (Il sort.)