‹ Schahabaham 2. opérabouffe en un acteChapitre 17 sur 22 · REPRISE · texte numérisé non relu

REPRISE

Nous partirons ensemble, oui, Paris non* app H- .

Etc-, etc.

OLIVETTE,

Nous reverrons le moulin de Javelle...

VALENTIN

Les Porchcrofts et les Prés-Saiiil-GmaU... »

OLIVETTE

j’entends déjà le bal qui nous appelle ;

CURTIUS

Cela vaut mieux que cc triste palais !...

> ENSEMBLE

Nous partirons bientôt, oui, Paris nous appelle I Tous trois unis,

Tous trois amis.

Ab ! quel beau jour.

Quel gui retour !

Fuyons, joyeux,

Loin de tes IleUX

valentin, rivement à C’ur/tu.v.

Mais enfin quoi ce l Ion projet ?

cinms.

Chut ! ici, les murs ont des oreilles ! (// lu» parle rapidement dans le tuyau.)

VALENTIN

Ahl oui... bion 1... compris...

olivette, écoutant.

L© pacha revient.

cgrtiob, à Olivette .

Vite... vite,renlrez-!ù ' venex... en deux minutes je vais vous seriner la lin de votre rôle...

olivette, avec sentiment comique.

Fripon d’amour, protège- nous I (£f/e mira dans le pavillon à gauche avec Curtius.)

sc im x.

VALENTIN, LE PACHA, AtiOBAR, Moets, Odauques. (Dirrrfusrwo nt pendant lequel des esclaves apportent une fatfe richement servie et placent deux coussins près de la taule.)

le pacha, entrant gaiment , o Ffllfülift.

A table 1 à table I

COCPLET8.

Tu verras que je suis bon diable I Puisqu'iei Ion sort es! le mien,

Aujourd'hui, viens te meUro à table,

Je veut, ami, qu’il lie te manque rien...

jeune» beauté*, piquantes bayadrrçs,

Bu rougissant viendront remplir nos terjrcs;

' Tra, la, la la!

Alll !... alla h !

Sur terre, ami, l’on te promet,

Le paradis de Habomet 1

(A Fa/enfin.) Allons, assieds-toi donc! la placi’ d'honneur... Agobar, scrs-lo toi-même... verse-lui à boire... découpe -lu» les meilleurs morceaux.'

ncciiiMB cvirut.

Ce n’est pas pour noire bautesso Que le de] défend le plaisir...

Si le Coran proscrit l'ivresse.

C’est pour le borne et le faqulr...

Pour non*, tous deux, sablant le vin d'Espague,

Nous goûterons et Madère et Champagne ;

Tra, la, la, la, la ! etc.

(|| a'ojsicd à côté de Valentin.) As-tu faim, cher ami I

VALENTIN

J'ai toujours faim... mais en ce moment la vue de cet escogriffe me coupe l'appétit... (H montre Agobar.)

LE PACHA

Tu as raison de me dire ça tout de suite... {Appelant tf une voix douce.) Ici, Agobar !

agobak, s'û'.’anconJ.

Ha ut esse t

LE PACHA

Tu as l’audace de lut couper l'appétit I (A Valentin.) Veux-lu qu’on lui coupc la têto?...

AtioBAa. faisant un bond.

Hein ?...

Non... au dessert...

le pacha, à Agobar.

Il est cléfttcnt !... ou ne le la coupera qu’au dessert.

Valentin, buvant.

Tu as raison, pacha... ton vin met en belle humeur... je te trouve déjà moins laid I

le pacha, rianf.

Ah! Eh I ahl il est jovial.

VALENTIN

Jo m'accoutume à vos vilaines figures... Agobar lui-même me paraît gracieux...

le pacha, riant.

te trouve gracieux! ris donc, Agobar... ris donc... il est charmant !

agobae, riant forcement.

Il est charmant I

VALENTIN, buÇ<UÜ.

Oui, pacha, oui... ton vin est un joli vin !... chaud !... généreux... il ranime, il rajeunit... avec lui, je suis sûr de vivre jusqu'à cent ans-..

le pacha, enchante.

Allah! l’enlonde I,.. (Appelant.) Curtius I... Curtius I... mon astrologue!...

Page 1