‹ Schamyl drame en cinq actes et neuf tableauxChapitre 3 sur 84 · WASSILI, NADÈJE, UDINE · texte numérisé non relu

WASSILI, NADÈJE, UDINE

vous nue je comaisfc Paris? (» Je suis né parvis Noire- Dame!

FÉODOR

Eh bien donc, vous devez trouver dans ma prononciation quelque chose d'un peu exotique. C'est l'accent Parisien, mon lion; je ne sais, je ne peux pas m'en défaire.

Vous avez sans doute Béjoumé longtem|« là-bas?

FÉODOR, an fwc pUc«i.

Deux semaines et trois jours. Sa Majesté, notre gracieux czar a daigné, très-promptement, me faire rappeler à Pétersbourg, d'où on m'a envoyé rejoindre mon régiment, ici au Caucase. C’est égal ! je crois, dans celte rapide quinzaine de ce brillant hiver de 1834, m’èLre complètement assimilé Paris, ses mœurs, scs arts, son langage... et sesfounn>s>«irs.

LAZAtl.

Gela se voit de reste!

rénooa.

Votre triple victoire n'en est que plus glorieuse, mon cher Schatnyl.

LAZARE

Mais vous ne m’en gardez pas rancune, au moins, Féodor?

féodor.

Moi? par exemple I (on « d* ber. U UmMl Mitra in

Tenez! les tambours battent aux champs : c’est le prince David Wassili, mon oncle et mon général, qui rentre à Tillis de son excursion dans la province...

LAZARE

Le gouverneur! on ne l'attendait que dans deux heures!

FEODOR.

Il sera ici dans deux minutes!... Eh bien, Schamjl, je vais vous rendre hommage devant votre tuteur lui-même. *

Mille diables!

FÉODOR

Voilà ma jolie cousine Nadèje mil le reçoit au bas du grand escalier. — Eh! j'ai hâte de l'embraaser aussi, ce cher oncle. • C’est à peine si je l’ai entrevu, il y a dix jours : il partait comme j arrivais. Allons à sa rencontre, voulez-vous, Schamyl?

LAZARE, Iran è« lai.

Non, non, je reste, ou plutôt je sors. Maiepcste ! je n'ai pas envie qu’il nous voie ensemble!

I K. O 00 II, t* rrl?MBl.

Oui, mais je l'exige, moi! OU! vous ne me vaincrez pas du moins en générosité ! Je ne vous lâche pas, mon ami !

LAZARE, u ilèbaUanl.

Par grâce ! Féodor ! C'est qu'il découvrirait tout ! rtsaoi.

Quoi donc? nos petites escapades? Eli! mars, je lui découvrirai tout moi-même. Entre nous, cher, c'est désormais à la vie à la mort. Vous ne m'échapperez pas, vous dis-je f

LAZARE, * pan.

Pardieu ! je n’ai plus que ce moyen, (bu* ) C'est une querelle que vous me cherchez, monsieur?

FÉODOR

Moi! mou hou Schamyl, êtes-vous fou?

LAZARB.

Ah! voilà une insulte* Fou! Vous allez me rendre raironl h l'instant I

FÉODOR

Mc battre avec vous, cher ! Mille grâces !

Capitaine Féodor, est-ce que les dés, Içs Uao^sat les œillades vous feraient peur pour les épées?

FÉODOR

Peur! Qu'est-ce que c’est? je ne connais pas ce mot, monsieur! J'ai pris deux leçons de (irixicr, monsieur! El puisque vous le voulez, dès que j'aurai serré la main de mon oncle...

LAZARE

Non, tout de suite! Sortons, lu, dans le parc.

FÉODOR

Dans le parc du général (

LAZARE, irai uni tua Mcral.

Du jmnairal! Mon cher, je no snis jamais allé à Paris, mais j’ai habité Astrakan. Eh bien, vous ave* l'accent «flfceusemout k al moule.

FÉODOR

•Oh! c'est trop fort! Sortons donc, monsieur ’

LAZARE, I Voir» I MAI.

Vite! vite!... le gouverneur! il était temps. \tu mmh for h

Étoile.)

|or le (and.

NADÈJE, Waaili rrabta.W.

Mon père!

wasmli.

Ma chère Nadèje! (a« Bonnes nouvelles, messieurs!

Décidément les montagnards indépendants font mine de bouger ; je ne sais quel chef mystérieux, imposteur ou fanatique, les agite et les exalte; bref, il y a, pour la Russie, prétexte suf- | h sont de rompre une trêve gênante et de soumettre nu tribut les Circassiens de la mer Caspienne, comme nous avons fait des Circassiens de la mer Noire. Dans trois heures, messieurs, nous montons à cheval pour li* Daghestan.

NADÉJR, ..*T 'Oral.

La guerre! Ah! voilà le commencement des angoisses!

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