SCH AM TL
smim,.
Oui, je crois que j'avais mieux !
Mimun.
Et quoi donc?
* HAMSAD.
Voyons vos promesses, à vous!
SCHAMYL
Non ! préférez la paix honteuse ! Choisissez la prospérité servile! Assurez-vous les banquets, les danses, les plaisirs de l'oisiveté, les fêtes de l'ennui. Moi, .Addila, j’avais pour eux, tu le sais, d’autres ambitions. Je rêvais les bivouacs dans la neige, les mari lies dans l’ouragan, lu souffrance héroïque et le «langer sub iras! Je rêvais la lutte, le sacrifice, la chanson de guerre qui tient lieu de pain, la fièvre de gloire qui tient lieu de feu ! Je rêvais l'ivresse de la poudre, le rire sous la mitraille, et les fusils noircis, et les sabres ébréchés, et les Gères cicatrices au front que les brus font baiser aux petits enfants! (Mou^meai
4‘«nlboabaaae-)
DJAXTEMtR.
Oh! oui! c'était pourtant beau cela!
tous.
Parle encore, Schamylî parie! nous t’écoutons! (too, m n r
pTKchrnt k mesure el l'ecoulcnt 4e pis» en |>I>m sii4emeD^.)
SCHAMYL
Non! non! trafiquez «. mangez, dormez, jouisses! Mes offres à moi, mes visions, mes chimères, — c’était dévouement, fatigue, patrie libre et victoire juste! C’était le froid, la faim, l'indépendance et l'honneur! C’était la terre natale a (franchie, et la toudie dessous plutôt que l’étranger dessus! C’étaient des batailles inégales pour des triomphes inouïs ! tonte une histoire, tout un poéine! 0 U< ‘I exemple grandiose à donner au monde! la» Daghestan contre la Russie! David contre Goliath! la; défaut de l'armure du géant barbare à montrer A l’univers civilisé! Et, un jour, je ne sais pas quand, dans dix ans, dans vingt ans peut-être, l’Europe prêtant l'oreille à notre lointaine fusillade, et se disant : Il parait que décidément il se passe du grandes choses là-bas !
DJAMCMtR, ZAROI.TA et TOUS LES CIRCVSSIEXS entrain*.
Schamyl ! nous voici! Prends-nous! La guerre! Vive Scbamyl!
SCHAMYL
A moi donc ceux qui veulent souffrir !
TOUS, IVntonnBt et «'naenoailbat.
Tous ! nous voici ! nous sommes à toi l
Ah ! je savais bien que je vous tenterais! Désormais, c’est entendu! vous ra’aiinez el je vous aime, et mon souffle est dans vos poitrines!
HAMSAD, bat, à Féodor.
Patience ! patience !
SCHAMYL
Maintenant, compagnons, j’ai tout de suite à vous proposer un graude action, un péril magnifique. Partageons en frères.
HAMSAD, ta» à Féodor.
Voici peut-être une revanche !
SCHAMYL
Je vous parlais d’un moyen qui reste de délivrer la forteresse en brisant les écluses du Roïsou. Les Russes gardent tous les abords ; mais ils n'ont pu occuper et ils nous laissent ml chemin terrible et superbe : C'est le torrent qui coule au bas de ces murailles. (Mo***-™**» a* ««rpi»*.) Cela vous étonne? Est-ce que le torrent m* descend pas d ici droit ii la digue? Nous y lançons un radeau, et sur ce radeau vingt hommes. 1 /ennemi tire sur eux au passage. Mais nous savons qu’il n’y a que douze sentinelles le long des deux rives. Douze coups de feu ne peuvent tuer que douze hommes. 11 en restera toujours huit pour rompre U digue. Allons, amis! vingt hommes de bonne volonté !
HAMSAD.
En êtes-vous, Schamyl?
SCHAMYL
J’en suis. Et vous ?
Les chefs ne sont pas des soldats.
SCHAMYL
Non, mais il» sont des drapeaux ! y- A mol ceux qui veulent mourir !
tous.
Moi! moi! Schamyl! moi!
teÉAtfVi.
Vous le voyez, Hamsad, on n’a que l'ornhurm dtl ehofit! — Djanlémir, désignez les vingt conviés de la fête. Le signal dans une heure, à la nuit fermée.
rioboa.
Eh! mais, on oublie que je suis là, moi !
SCHAMYL
Non pas, capitaine Féodor! Si je ne prends qu'une heure de délai, c’est justement à cause de vous. Dans une lieure, deux sons de cor vous avertiront que notre radeau est lancé, et vous serez conduit à la poterne avec tous les égard» qui vous sont dus. Jusque-là, restez notre fiole. — Maintenant, compagnons, je vous ai promis des armes, du pain et la victoire, je vais vous montrer où tout cela se trouve. Allons! qui aime la patrie me suive !
TOUS
Vive Schamyl! vive la pairie! (rom moi m a-msi., «pi,*» w
•cml de b porte, «'arrête «A M retourne dan» l'eenbre ui premier* Mli de m péta.)