SCÈNE v
WASSILI ttol, 1*1» LAZARE, ftai, babil Mco boulon nr , etc.
WASSILI
Des gens dangereux ! Mais l’homme habile fait du risque un moyen, (vasoat «•*«•» lm*™> jo» m <wue.) Ah ! voici ce Français!
LAZARE, A port.
Comme j’ai bien fait de le dépêcher... et de me dépêcher! 'Haut.) Vous m’avez demandé, prince ?
WASSILI
Monsieur Lazare, est-ce que vous pourriez, est-ce que vous voudriez me donner des nouvelles de votre ami Schamyl ?
LAZARE
Je ne sais pas si je le pourrais, prince ; mais, sans l’aveu de Schamyl, je ne le voudrais pas.
WASSILI
Monsieur ! vous vous rappelez à qui vous parlez.
LAZARE
El vous n'oubliez pas qui vous répond, prince. Vous savez que je n'ai pas le bonheur d'être Russe. Je suis un simple Parisien. Je vous ai fourni mon passeport comme voyageur, mon diplôme comme médecin. Mes papiers sont parfaitement en règle. Et je jouis d’une fortune très-indépendante : six cents francs de revenu ! avec cola, on est partout libre comme l'air.
WASSILI
Cependant, monsieur, puisque vous habitez Tifiis...
Lazare.
De passage. Moi, j’habite où l'on se bat. Eu 1817, en Grèce; en IS31 , en Pologne, loi paix m'écœura; l'odeur de U poudre me grise. On m’a dit, l’an dernier, qu’il allait y avoir, du côté du ( laucasc. ouelques petites fusillades : je suis accouru. Fausse espérance, nelas! Mai» j’ai fart U connaissance de Schamyl, qui
4 SCHAMYL
mène largement el joyeusement l'existence. Nous nous sommes compris, Scbomyl et moi. Je m'amuse autant qu’on peut s'amuser ici-bas sans donner ou recevoir des coups. Et j’attends.