‹ Schelling. Écrits philosophiques et morceaux propres à donner une idée générale de son système. Traduits de l'allemandChapitre 63 sur 89 · D’UNE CONSTITUTION DE DROIT · texte numérisé non relu

D’UNE CONSTITUTION DE DROIT

ncmcnts dans la forme, parce que, lorsque cela a lieu , le pouvoir certainement n’abandonne pas ses droits volontiers , ce qui prouverait déjà un vice interne de la constitution.

Mais si , de quelque manière que cela arrive, une constitution est enfin réellement fondée sur le droit, et non pour parer seulement aux premières nécessités qui s’olfraient d’abord , l’expérience , qui ne suffira jamais à prouver une proposition générale , mais qui présente à nos conclusions des données d’une grande valeur, nous montre que l’existence d’une constitution semblable, la plus parfaite qu’il soit possible d’imaginer pour l’État particulier, dépend encore des circonstances accidentelles les plus évidentes.

Si, conformément au type de la nature, qui n’établit riend’indépendantouaucunsystôme subsistanten soi, qui ne soit fondé sur trois forces indépendantes les unes des autres, la perfection de la constitution est placéo dans la division des trois pouvoirs fondamentauxde l’État, comme indépendants les uns des autres, les critiques dirigées avec raison contre cette division, bien qu’on ne puisse nier qu’elle ne soit nécessaire à une constitution normale, signalent, dans cetteconstitution, une imperfection dont l’origine ne doit pas se trouver en elle , mais doit être cherchée hors d’elle. La sûreté de l’Étal exige absolument que le pouvoir exécutif l’emporte sur les autres et, en particulier, sur la force législative qui joue, dans la machine de l’État , le rôle de force retardante ; l’harmonie de l’ensemble

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