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Ier volume des œuvres complètes

LA VIE

dans cette première période de sa carrière, il amasse, peu à peu, les 4° motets latins qu’il dédiera, en janvier 1626, sous le titre de Cautiones sacrae1, à Johann Ulrich von Eggenberg, conseiller de l’empereur Ferdinand. Ce personnage important de la cour de Vienne avait daigné goûter la musique de Schiitz, quand il était venu à Dresde en 1617, avec Matthias et Ferdinand qui, lui donnant l’exemple, y avaient pris plaisir. Les mêmes poètes qui ont complimenté l’auditeur des psaumes de 1619, parent les Cantiones de leur approbation. Ausonius è Senis (Seuss) môle à son éloge de Schiitz le nom de Roland de Lassus; Elias Rudelius, Poêla Aulicus de Jean-Georges, cite saint Augustin et saint Bernard ; Samuel Rülingius, Orphée et Amphion ; Georg Hausmann, le seul nouveau venu dans ce chœur de louanges, l’enrichit de trois strophes où il chante l’habileté d’un certain Arciger. On ne saurait désigner plus galamment le compositeur, ni le glorifier par des témoignages ou par des comparaisons plus illustres. De la part d’un théoricien, cependant, Schiitz obtint, presque dans le même moment, un éloge moins retentissant, mais qui lui convient mieux : dans sa Synopsis musica ,

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