‹ SchützChapitre 42 sur 146 · U organo suonarino · texte numérisé non relu

U organo suonarino

5. Cf. Fétis. Biogr. unis \ des musiciens , II (1861), p. 118.

citer encore une infinité d’œuvres, qui sortent des librairies de Venise, et montrent comment les procédés nouveaux ont été employés par Girolamo Melcarne (1619), par G.-C. Bianchi (1620), par Micheli Clarentio (1627), par Tarquinio Merula [Motetti a due e tre voci cou violette ed organo ), par Stefano Bernardi [Motetti in cantilena ( 1 6 1 3) par Brunetti (1625), par Alessandro Milleville1, et par Fr. Turini, qui propose des motets écrits, indifféremment, pour le soprano, l'alto, le ténor ou la basse (1629) 2.

Tous ces musiciens ont rejeté les formes compliquées, et l’étroite discipline du passé. Ce que Sébastien de Brossard écrit au sujet de Fun d’eux, Alessandro Grandi, s’applique au groupe entier : « On peut dire que cet auteur est un des premiers, du moins d’entre les Italiens, qui, après l’invention de la basse continue..., en a poussé l’usage le plus loin, et un des premiers qui a commencé à secouer le joug des règles trop scrupuleuses de l’ancien contrepoint. »

1. Milleville était d'origine française. En i532, Matthieu de Milleville était organiste à Paris ( Arch . de la Meurthe , B io52). Jean de Milleville était chantre au service de Kenée de France, duchesse de Ferrare (compte de i553, Bibl. nat. ms. fr. 3oo2, fol. 5o b et fr. 7853, p, 1852).

2. Je ne peux signaler que quelques œuvres encore, les Concerti ecclesiastici d’A. Grotti (1618) et de J. Donati (1619), les Sacri concerti de C. Porta (1620). Il conviendrait d’examiner de près cette nouvelle musique d’église.

LA VIE

Cette remarque est jointe aux Motetti que Grandi avait mis au jour en 1621 . Certes, il ne faut pas y chercher une exactitude parfaite ; mais S. de Brossard a bien observé que Grandi appartient au clan des musiciens émancipés, lleinricli Schütz devait considérer ses motets avec une attention d’autant plus vive qu il avait été, comme lui, élève de Gabrieli-. Parmi les compositeurs de cette époque de 1620 à i63o, Grandi a de l’autorité. Sa musique est admise par J. Donfried dans son Promptucirium niusiciun (i6a3)8, et dans son Viridarium musico-maria uum (1627)I. * 3 4 ; dans son Architecte tiice musices universalis (i63i), Wolfgang Schonsleder lui emprunte des exemples5. Dans le commencement du motet à 4 voix Vidi speciosam, cité par Schonsleder, les voix se meuvent avec une élégante simplicité, qui cache beaucoup de

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