RÉVOLUTION POLITIQUE
Charles le» est jugé par ses sujets ; il périt sur Tédhafaud; la révolution politique la plus mémorable s^opère en Angleterre; un nouvel ordre d'organisation sociale» inconnu aux peuples de lantiquité, s'y établit La nation anglaise divise le pouvoir royal, qu'elle constitue en deux parties; elle rend Tune héréditaire, elle la compose de la jouissance de la liste civile et de tout ce qui est honorifique ; elle imprime à l'autre, de la manière la plus forte, le cachet de l'éligibilité; elle place cette royauté entre les mains du chancelier de l'échiquier, qu'elle rend responsable et révocable à la volonté de la majorité du parlement.
Louis XIV entreprend, de même que Charles-Quint l'avait fait, de soumettre toute l'Europe à sa juridiction laïque; il débute assez heureusement dans cette entreprise, qui finit par conduire la France à deux doigts de sa perte.
RÉVOLUTION SCIENTinQUE.
Newton et Locke paraissent, ils enfantent des idées capitales et neuves, qui font faire un grand pas à la
science ; leurs idées sont adoptées par les Français, qui
les développent dans leur Encyclopédie, ouvra|;e auouel travaillent les savants les plus marquants de cette
nation.
Tous les littérateurs français entrent en insurrection morale à Tégard du gouvernement ; ils osent traiter les
questions politiques les plus importantes. Ils examinent l'origine des pouvoirs et présentent dans leurs innombrables écrits leurs idées sur la meilleure organisation à leur donner. Ils prêchent une réforme politique, c'est- ' à-dire une révolution*
RéVOLOTION POLITIQUE.
La révolution française commence peu d'années après la publication de Y Encyclopédie j la lie s'élève jusqu'à la partie supérieure, elle y monte en écume ; la classe ignorante s'empare de tous les pouvoir^^, et par son ineptie vient à bout de constituer une famine au milieu de l'abondance. Un homme de génie réalise les souhaits de tous les gens instruits en réorganisant la monarchie, et en lui donnant le sénat et le corps législatif pour limites constitutionnelles.
Les Anglais et les Français renouvellent chacun pour leur compte la tentative faite par Charles-Quint et par Louis XIV, de soumettre toute la population européenne à leur joug laïque ; la rivalité que cette prétention excite entre eux allume une guerre dans laquelle toutes les nations européennes sont entraînées.