‹ Science de l'homme (volume 2)Chapitre 57 sur 67 · TROISIÈME SECTION · texte numérisé non relu

TROISIÈME SECTION

Dans cette troisième section, nous ferons l'histoire des progrès de l'idée de la gravitation, depuis le moment de sa découverte jusqu'à ce jour ; nous remarquerons surtout la belle expérience de Cavendish, qui a constaté que la gravitation avait lieu dans l'atmosphère terrestre

comme dans les espaces célestes, puisque Tattraction des montagnes s'y faisait sentir d'une manière appréciable.

QUATBIÈHE SECTION.

Nous nous attacherons principalement, dans cette quatrième section, à faire voir les inconvénients qui sont résultés de Terreur que l'École a commise en considérant Newton comme un philosophe, et en envisageant la physique des corps bruts comme l'unique point de départ des travaux scientifiques, et la méthode à posteriori comme la seule qui pouvait améliorer le sort de l'Espèce humaine, en perfectionnant ses connaissances acquises.

DEtJJLIlàMB PARTIE.

Nous diviserons également cette deuxième partie en quatre sections.

PREMIÈRE SECTION

Nous présenterons dans cette première section les deux idées de Newton représentées et conçues à priori. Nous démontrerons : 1 ° que par cette opération on comprend, on lie entre elles toutes les vérités trouvées par Newton, et qu'on fait disparaître les erreurs qu'il avait commises, c'est-à-dire l'opposition dans laquelle il avait placé certaines de ses vues ; 2° que par cette marche on rallie toutes les découvertes en physique générale, faites depuis Newton, à celles que ce grand homme nous a laissées; 8** que par ce moyen on organise une théorie qui conduira vraisemblablement à la découverte des faits nécea-

Enfin nous démontrerons qu'il est important pour le bonheur de la Société de diminuer un peu le degré de considération dont la mathématique jouit dans ce moment.

Ce ne sera pas la considération des mathématiciens que nous dirons qu'il est utile de diminuer, mais seulement de la mathématique, car les mathématiciens sont aptes à être bons logiciens, ils sont aptes à fEÛre faire des progrès à la science de Thomme, ils sont même, en général, plus aples que d'autres, 1^ parce que la mathématique donne de bonnes habitudes logiques; 2^ parce que la mathématique, dans ce moment et depuis assez longtemps, étant la science la plus considérée, les têtes les plus fortes se sont de préférence livrées à cette direction. Nous rappellerons que c'est à Condorcet, mathématicien distingué, que la science de l'homme doit le dernier pas important qu'elle a fait.

QUATRIÈME 8BGTI0N.

Nous développerons dans cette quatrième et dernière section les idées suivantes :

Si Descartes reparaissait aujourd'hui, il rendrait en peu de temps à l'École française la prééminence dont elle a joui. Les circonstances dans lesquelles Descartes a paru n'étaient point favorables à son génie, et cependant il a fait faire des pas de géant à la science. Que ferait-il donc aujourd'hui que les circonstances seraient les plus favorables possibles à la nature de son génie ?

Nous développerons aussi cette autre idée :

Uobservation prouve que les révolutions scientifiques et politiques sont successivement, à Tégard les unes des autres, causes et effets. Locke et Newton ont paru peu de temps après la révolution d'Angleterre. Nous devons nous attendre tous les jours à voir éclore des idées scientifiques neuves et de la plus grande importance. Dites-nous, Messieurs, celles que nous vous soumettons ne sont-elles pas de nature à produire une grande révolution scientifique ?

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