DE VICQ-D'AZIR
Cette seconde citation ne sera pas, comme la première, une transcription pure et simple de passages des œuvres de Vicq-d' Azyr (1); ce sera un rapprochement, une combinaison, une organisation des plus importantes idées que ce
(1) La première citation n^est pas elle-même une transcription pure et simple ; Saint-Simon, ainsi que je lai dit plus haut, attribue libéralement à Vicq-d'Azyr, comme il Ta fait pour MM. Burdin, Bougon et Œlsner, des idées qu^il a sans doute puisées dans les conversations ou dans les ouvrages de ces savants ; mais aussi celles qui lui ont été personnellement inspirées par ses propres méditations, résultant de ces communions intellectuelles. P* E«
grand homme a émises, tant dans ses leçons et ses conversations familières que dans les ouvrages qu*.il a légués aux penseurs instruits. Je ne me bornerai point à ce travail; je compléterai les idées de Yicq-d'Azyr ; ainsi il se trouvera plusieurs, même beaucoup de termes tirés de mon propre fonds dans cette série, quoique Yicq-d'Azyr conserve la parole. Il en résultera quUl parlera de choses qu'il n'a pas vues. Cela paraîtra d'abord bien ridicule au lecteur; mais quand il y aura réfléchi et qu'il aura pesé les réflexions que je lui présenterai plus bas, je crois être certain qu'il sera de mon avis et qu'il approuvera complètement le parti que j'ai pris et la marche que j'ai suivie dans l'exposition des idées. Le lecteur retrouvera, dans cette seconde citation, une grande partie des idées qui ont déjà passé sous ses yeux dans la première. La répétition d'idées neuves, ou de combinaisons neuves d'idées importantes, est très-utile à la science, quand on a soin de ne pas envisager les choses précisément du même pomt de vue.