CONCLUSION DE CETTE PREMIÈRE LIVRAISON
Je prie le lecteur de se rappeler que, dans la première partie de la préface qui se trouve en tête de cet ouvrage, j'ai dit :
Je suis poussé à l'exécution de ce plan de travail bien plus par la conviction du besoin que la société en a, que par le sentiment de ma capa'cité pour fournir une carrière aussi diflQcile. Je déclare en y entrant que je suis prêt à quitter la direction de l'entreprise ; que mon plus grand désir est de voir une personne plus capable que moi s'en charger, et que je deviendrai pour elle un collabo-
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: s philosophes.
• li que je Tai projeté avec un physio- >L également vrai que j'ai travaillé seul s:c'.>urs à son exécution.
.u tonniné cette préface en disant :
.i vaincu qu'il existe des personnes infini- - . .i 'lat que moi de mettre ce plan à exécution. . ..s.' \ on prendre la direction ; le plus beau jour H.*i\i celui où elles primeront mes idées, et où ..^«.uieivnt des conceptions plus capitales, plus ;»îus claires que les miennes.
V. î.»iou esst^ntiel que ces idées soient présentes à >^.:. .iu Uvtour, quand il jugera celte première livrai- .0 :iics piMisées; car s'il les perdait de vue, s'il >.vii'iail rébauche que je lui présente comme un tratv liiiiiif, lo jugement qu'il porterait serait trop sé- :v- i no dôoiderait pas la question ; il s'agit seulement ,• Hiv^»n- si ce brouillon renferme l'idée d'un bon ou- . .i,;o ; quant i\ moi, j'en suis convaincu ; ma conviction ; .'i •';; n\l so fortilio à mesure (jue mon travail avance.
A mesure qu'il avance, mes conceptions deviennent plus claires et elles se basent plus solidement. Je me bornerai dans cette seconde dissertation sur mes idées générales à réexposer celles qui sont directement relatives à la science de l'homme. Je réussirai, je l'espère, à les présenter avec plus de clarté que je ne l'ai fait dans la partie de cette préface qui se trouve en tête du mémoire : le premier exposé était un aperçu, celui-ci est un résumé, mais ce résumé n'est autre chose qu'une seconde esquisse, il est l'aperçu du travail définitif à faire sur la question.
Dans le moment actuel, le meilleur emploi que nous puissions faire des forces de notre intelligence est !• d'imprimer à la science de l'homme le caractère positif, en la basant sur des observations et en la traitant par la méthode employée pour les autres branches de la physique ; 2* d'introduire la science de l'homme (ainsi basée sur les connaissances physiologiques) dans l'instruction publique, et d'en faire le principal objet de l'enseignement
Pour atteindre ce but, il faut organiser les séries suivantes :
PBEMIÈRE SÈBIE.
Comparaison entre la structure des corps bruts et celle des corps organisés.
En résultat de cette comparaison, démonstration que les effets produits par les corps bruts et que l'action des corps organisés sur ce qui leur est extérieur, sont proportionnés au degré de perfection de structure des uns et des autres.
DEDXIÈUE SÉRIE.
I^HMiriiinii des dilTérents corps organisés, sûus le ^tirortUc leur degré d'organisation.
tfi- résultat de celte comparaison, démonstration : l- que l'homme est le mieux organisé, c'est-à-dire le pUi» organise de tous les corps qui nous sont connus; "i' que plus un animal est organisé et plus il est intelliganL
TItOISIÈME SÉRIE.
Comparaison entre l'intelligence des animaux, aux différentes époques de leur existence.
En résultat de cette comparaison, démonstration que tous les animaux sont susceptibles d'un perfectionufrincnt proportionné au degré de perfection de leur organisation primitive, et que si l'homme est le seul anima! qui se soit perfectionné, c'est par la raison qu'il a empêché l'intelligence des autres animaux de prendre le développement dont elle était susceptible.