‹ Science de l'hommeChapitre 69 sur 84 · PROGRAMME DU SECOND MÉMOIRE · texte numérisé non relu

PROGRAMME DU SECOND MÉMOIRE

La rédaction de ce mémoire sera bientôt terminée, nous nous empresserons de vous la présenter, dès que nous y aurons mis la dernière main. Pour aujourd'hui, nous nous bornerons à vous faire connaître la division que nous avons adoptée, et à vous énoncer les objets qui seront traités dans chacune de ses fractions ; nous espérons que cela suffira pour vous mettre en état de juger la valeur de notre travail, dans ses rapports les plus importants.

Nous nous proposons deux objets dans ce second mé- ' moire ; l'un, de prouver que la découverte de la gravitalion, ainsi que toutes les autres découvertes de Newton, ont été faites à posteriori; l'autre, de présenter les idées trouvées par ce grand géomètre et physicien, repensées et conçues à priori. Ainsi le présent mémoire se divisera naturellement en deux parties.

PBBIIIÉBB PARTIE.

Nous diviserons cette première partie en quatre sections.

PREMIÈRE SECTION

Dans celte première section, nous ferons l'histoire des découvertes astronomiques, depuis le xv^ siècle jusqu'à Newton. Nous nous attacherons principalement à rendre compte de celles faites par Copernic, Kepler, Galilée, Huyghens et le grand Descartes. Nous prouverons que

ridée de la gravitation n'a été que le résumé des idées de ces cinq grands hommes, et que si Newton se présente à l'imagination comme d'une taille colossale, c'est qu'il se montre à nous monté sur les épaules de cinq géants chevauchés.

DBUXIÈBffE SECTION.

Nous analyserons dans cette deuxième section les travaux de Newton, d'abord son idée de la gravitation, ensuite celle qui a servi de base à l'invention du calcul infinitésimal, puis celle sur laquelle il a fondé son optique. Nous ferons remarquer : 1 ^ que dans tous ses travaux il a suivi la marche à posteriori; 2** que ses idées sur l'optique se sont trouvées, sous leur rapport physique, en opposition avec celle du vide qu'il avait cru nécessaire d'établir pour mettre sa conception de la gravitation à labri de toute objection ; 3° que Tidée de la gravitation n'a été présentée par lui que comme une hypothèse; qu'il n'a appliqué cette hypothèse qu'à l'astronomie, et même qu'à une partie de l'astronomie, c'est-à-dire aux solides célestes, sans avoir considéré les effets que cette force devait produire sur les fluides.

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