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DEUXIÈME PENSÉE

Jusqu'à ce jour, la division des travaux scientifiques en études à priori et en études à postériori, n’a été considérée que sous son rapport métaphysique. Jusqu'à ce jour, on a cru que les phénomènes de toutes les classes pouvaient également être étudiés par l’une ou l’autre, par l’une et l’autre de ces deux méthodes. Nous allons nous placer à un autre point de vue; nous allons envisager cette division sous son rapport physique. Nous ferons voir qu'il est une classe entière de phénomènes qu'on ne peut étudier qu'à postériori, et que l’autre moitié de la science se présente toujours à nous à priori.

La physique, c’est-à-dire la science, se divise en deux branches principales, savoir : la physique des corps bruts et celle des corps organisés. Les témoignages ‘de nos sens servent de base à l’étude de la physique des corps bruts. Or, les témoignages de nos sens étant évidemment un point de départ à postériori, il est clair que nous suivons, dans l’étude de cette branche de nos connaissances, la marche & postériori.

Dans la physique des corps organisés, l’action de notre force vitale (considérée comme force virtuelle) est le point de départ de toutes nos études; car c’est toujours par analogie que nous jugeons l’ensemble et les détails du phénomène de la vie, dans les autres corps organisés. Il arrive donc (chose qui n'avait jamais été remarquée) que quand on passe des considérations à

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