‹ Science des religions. L'Islamisme, d'après de Coran; l'enseignement doctrinal et la pratiqueChapitre 16 sur 121 · CHAP. F''. — DE DIEU · texte numérisé non relu

CHAP. F''. — DE DIEU

devez le sommeil de la nuit et le réveil du matin, vi, 60. Il est le centre où tout se réunira, m, 104. Il est le terme de toutes choses, xl, 3. Il est le commencement et la fin. Il est apparent et caché. Il est avec vous en quelque lieu que vous soyez ; il connaît le fond des cœurs, LYii, 3-6. Votre Dieu est le Dieu unique. Il n'y

en a point d'autre. La miséricorde est son partage

La création des cicux et de la terre, la succession de la nuit et du jour, le vaisseau qui fend les flots pour l'utilité des humains, la pluie qui descend des nuages et rend la vie à la terre inféconde, les animaux qui couvrent sa surface, la vicissitude des vents et des nuages balancés entre le ciel et la terre, sont, aux yeux de ceux qui ont la science, des marques de la puissance du Très-Haut, n, 158, 159.

Tout ce qui est sur la terre passera ; la face seule de Dieu restera permanente. La gloire et la majesté l'environnent. Tous les êtres qui peuplent le ciel et la terre lui adressent des vœux, lv, 26-29. Quand tous les arbres seraient des plumes, quand sept océans réunis rouleraient des flots d'encre, ils ne suffiraient pas pour tracer les merveilles du Tout-Puissant, xxxi, 26. Si les eaux de la mer se coloraient en noir, pour décrire les louanges du Seigneur, ils seraient épuisés avant d'avoir célébré ses merveilles. Un autre océan semblable ne suffirait point encore, xviii, 109.

Les plus beaux noms appartiennent à Dieu ; sers-t'en pour l'invoquer (1), vu, 179.

(1) Ces noms, au nombre de quatre-vingt-dix-neuf, forment le chapelet musulman. Voyez ci-après.

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Il n'y a de Dieu que le Dieu vivant et éternel, m, 1. Il n'y a de Dieu que le souverain du ciel et de la terre. Il donne la vie et la mort, vu, 458. 11 juge, et ses arrêts sont irrévocables, xiii, 42. Vous n'avez de patron et de protecteur que lui, ix, 118. Le Seigneur est plein de bonté pour ses créatures, et la plupart ne le paient que d'ingratitude, x, 59. C'est lui dont la science embrasse tout l'univers, ii, 27. Soit que vous cachiez ce qui est dans vos cœurs, soit que vous le produisiez au grand jour. Dieu le saura, m, 27. Celui qui parle dans le secret, celui qui parle en public, celui qui s'enveloppe des ombres de la nuit, et celui qui paraît au grand jour, lui sont également connus, xiii, 11. Si trois personnes s'entretiennent ensemble, il est le quatrième. Si cinq personnes sont réunies pour converser, il est le sixième. Quelque nombre qu'on soit, en quelque lieu qu'on se trouve, il est toujours présent, lviii, 8. Rien de ce qui est dans les cieux et sur la terre ne lui est caché. C'est lui qui vous forme comme il lui plaît dans le sein de vos mères. Il n'y a point d'autre Dieu que lui ; il est puissant et sage, m, 4. Il voit l'œil, et l'œil ne saurait l'apercevoir. Tout est plein de sa bonté et de sa science, VI, 103.

En quelque état que vous soyez, nous (1) vous accompagnons. Nous sommes présents lorsque vous lisez le

Coran. Nous assistons à toutes vos actions Le poids

d'une fourmi, sur la terre ou dans les cieux, le poids le

(1) En faisant parler Dieu, les Orientaux se servent souvent du pluriel par uu sentiment de respect. Cet usage paraît fort ancien, puisqu'il a été suivi dans le Pentateuque.

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plus petit comme le plus grand, n'échappe point à la connaissance du Très-Haut. Tout est écrit dans le livre de l'évidence, x, 60.

Vous n'avez point de protection ni d'asile contre le Tout-Puissant, xi, 114. Rien ne peut changer les décrets

de celui qui voit et qui entend, vi, 115 Tout vient de

Dieu, IV, 80. 11 donne la science à qui lui plaît. Celui qui reçoit celte faveur possède le plus grand des trésors, II, 271. Dieu est l'auteur du bien qui l'arrivé; le mal vient de loi, iv, 81 . Il est là vérité suprême. Les autres dieux qu'on invoque ne sont que mensonge, xxii, 61. Dieu est un. Il est éternel. Il n'a point enfanté et n'a point été enfanté. Il n'a point d'égal, cxii, 1-4.

Ne dites pas qu'il y a une trinité en Dieu, iv, 169. Ceux qui soutiennent la trinité de Dieu sont blasphémateurs (1). Il n'y a qu'un seul Dieu. S'ils ne changent de croyance, un supplice douloureux sera le prix de leur impiété. Ne retourneront-ils point au Seigneur? Il est indulgent et miséricordieux, v, 79. Ils disent que Dieu a un fils : ils profèrent un blasphème. Peu s'en faut que les cieux ne se fendent à ces mots ; que la terre ne s'entr'ouvre, et que les montagnes brisées ne s'écroulent,

(1) Malgré l'anathème lancé par Mahomet contre ceux qui soutiennent le mystère de la Trinité, les poètes mystiques musulmans parlent quelquefois de ce dogme chrétien avec un respectueux enthousiasme. Tel est Hamed-Halif, poète persan, dans l'ode dont la traduction suit :

« Je rencontrai un jour dans une église une jeune et belle chrétienne : « 0 toi, qui es maîtresse de mon cœur, lui dis-je, toi dont « les charmes semblent avoir attaché chacun de mes cheveux aux « fils de ta ceinture sacrée, quoi! tu n'as point encore trouvé le « secret de l'unité de Dieu? Gomment peux-tu donner les noms sa-

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XIX, 91, 92. Dieu ne saurait avoir un fils Il commande, et le néant s'anime à savoix,xix, 37. lise suffit à lui-même. Sur quel fondement ctahlissez-vous votre croyance ? Ne dites-vous point de Dieu ce que vous ne savez pas? x, 07. Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre lui appartient ; tous les êtres obéissent à sa voix. Il a formé les cieux et la terre. Veut-il produire quelque ouvrage, il dit : Sois fait, et il est fait, ii, 410, 111.

Nous sommes les enfants chéris de Dieu, disent les juifs et les chrétiens. Réponds -leur : Pourquoi vous punit-il donc de vos crimes ? Vous êtes une portion des hommes qu'il a créés. Il pardonne ou châtie à son gré, V, 21. Mortels, vous êtes bien pauvres devant Dieu. Lui seul possède la richesse. Il peut vous faire disparaître de la terre et produire une création nouvelle. Ce prodige n'est point au-dessus de sa puissance, xxxv, 10-18. L'Orient et l'Occident appartiennent à Dieu. Vers quelque lieu que se tournent vos regards, vous rencontrerez sa face. Il remplit l'univers de son immensité et de sa science, ii, 109.

C'est Dieu qui vous a donné l'ouïe, la vue, et un cœur pour sentir ; combien peu reconnaissent ces bienfaits !

« criléges de Père, de Fils et d'Esprit saint au Dieu unique en son ft essence ? »

« Elle ouvrit alors ses douces lèvres pour me répondre et laissa couler ces paroles à travers un charmant sourire: « Si tu connais « réellement les mystères de l'unité divine, ne te permets pas de « nous traiter d'impies, car l'Éternel, objet de notre amour, peut « bien lancer dans ces trois miroirs les rayons de sa face éblouis- « santé. Mais, dis-moi, la soie change-t-elle de nature parce que tu « l'appelles brocart, satin et taffetas? » {Mines de l'Orient, t. H, p. 311 et 312, texte, et traduction par Jouannin.)

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