CHAPITRE XIII
Dieu pouvait vous réunir tous sous une même religion. Il a voulu éprouver si vous seriez fidèles à ses divers commandements. Efforcez-vous de faire le bien. Vous retournerez tous à lui, et il vous montrera en quoi vous avez erré, v, 54. Si le Seigneur eût voulu, une même croyance aurait uni tous les mortels. Veux-tu forcer la terre à embrasser l'islamisme? La foi est un don que le ciel dispense à son gré, x, 96, 97. Nous avons prescrit à chaque peuple ses rites sacrés. Qu'ils les observent, et qu'ils ne disputent point sur- la religion, xxn, 66. Tous les hommes n'avaient originairement qu'une croyance. Ils se livrèrent dans la suite aux disputes religieuses, x, 20. De toutes les sectes qui couvrent la terre, aucune n'est mécontente de la doctrine qu'elle suit, xxx, 31. Ne faites point de violence aux hommes à cause de leur foi. La voie du salut est assez distincte du chemin de l'erreur, n, 256. Certainement les musulmans, les juifs, les chiétiens et les païens qui croiront en Dieu et à la vie future, et qui feront le bien, en recevront la récompense de ses mains : ils seront exempts de la crainte et des supplices, n, 59.
La plupart des hommes disputent de Dieu sans être guidés par sa lumière, xxn, 3. Vous éprouverez que les juifs et les idolâtres sont vos plus violents ennemis, et, parmi les chrétiens vous trouverez des hommes humains et attachés aux musulmans. Lorsqu'ils entendent la lecture du Coran (1), vous les voyez pleurer de joie d'avoir connu la vérité : Seigneur, s'écrient-ils, nous croyons. Écris-nous au nombre de ceux qui rendent témoignage. Pourquoi ne croirions-nous pas à la vérité que Dieu a manifestée? v, 86-88.
Ne disputez avec les juifs et les chrétiens qu'en termes honnêtes et modérés. Confondez ceux d'entre eux qui sont impies, xxxix, 145. Lorsqu'ils vous disent : Embrassez notre croyance, si vous voulez être dans le chemin du salut ; répondez-leur : Nous suivrons la foi d'Abraham, qui refusa de l'encens aux idoles, et n'adora qu'un Dieu. Dites : Nous croyons en Dieu, au livre qui nous a été envoyé (le Coran), et à ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, et aux douze tribus ; nous croyons à la doctrine de Moïse, de Jésus et des prophètes ; nous ne mettons aucune différence entre eux, et nous sommes musulmans (2), n, 129, 130; ni, 77. Que la paix règne parmi nous. L'Eternel prononcera sur notre sort, xlii, 14. Disputerez-vous avec nous de Dieu? Il est notre Seigneur et le vôtre ; nous avons nos actions, vous avez les vôtres; mais notre foi est pure.
(1) Ce verset fut révélé à l'arrivée des ambassadeurs du roi d'Ethiopie. Mahomet leur ayant lu un chapitre du Coran, ils versèrent des larmes de joie et se firent musulmans. Ces ambassadeurs étaient chrétiens avant d'embrasser l'islamisme.
(2) C'est-à-dire consacrés au culte de Dieu seul.
Direz-vous qu'Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, et les pères des tribus d'Ismaël étaient juifs ou chrétiens ? n, 133, 134.
Dis aux juifs et aux chrétiens : La vraie lumière vient du ciel ; chacun en a reçu sa portion comme vous. Les trésors sont dans les mains de l'Éternel ; il les distribue à son gré. 11 fera miséricorde à qui il voudra, m, 66, 67. Dis - leur : Terminons nos différends, n'adorons qu'un Dieu, ne lui donnons point d'égal : qu'aucun de
nous n'ait d'autre Seigneur que lui, m, 57 Oui,
vous n'avez point d'autre Seigneur que le Dieu unique, qui embrasse l'univers de l'immensité de la science, xx, 98. L'oublierez-vous pour chercher des patrons impuissants, qui ne peuvent ni protéger ni nuire ? xin, 47.
N'adorez point le soleil ni la lune. Adorez Dieu qui les a tirés du néant, si vous êtes au nombre de ses serviteurs. Si l'orgueilleux lui refuse son hommage, les esprits qui sont en sa présence le louent nuit et jour. Ils ne s'ennuient jamais de célébrer ses louanges, xli, 37, 38. Les idoles, à qui vous offrez votre encens, ne peuvent vous secourir. Elles ne sauraient se secourir elles-mêmes, vu, 196.
Donneront-ils pour égaux à l'Éternel des dieux qui ne sauraient rien créer, qui ont été créés, qui sont incapables de les aider et de s'aider eux-mêmes? vu, 191. Ont-ils des pieds avec lesquels ils puissent marcher, des mains pour saisir, des yeux pour voir, des oreilles
pour entendre? vu, 193 Qui vous délivre des
tribulations de la terre et des mers, lorsque, invoquant Dieu en public, ou dans le secret de vos coeurs, vous vous écriez : Seigneur, si tu écartes de
nous ces maux, nous en serons reconnaissants ? C'est le Très-Haut qui vous en délivre. C'est sa bonté qui vous soulage de la peine qui vous oppresse ; et ensuite vous retournerez à l'idolâtrie? vi, 63, 64.
La prière des pervers se perd dans les ténèbres, xl, 53. Vous ne pouvez avoir d'autre patron, d'autre protecteur que Dieu, xxxn, 3. Ne vendez pas la religion pour un vil intérêt, xvi, 97. Ceux que l'amour insensé des richesses rend apostats ne nuisent point au Tout-Puissant. L'enfer sera leur habitation, m, 170. Dieu t'a révélé, il a révélé aux peuples anciens que l'idolâtrie rend les œuvres vaines, et assure la réprobation, xxxix, 65. Il vous a manifesté sa religion. Celui qui a ouvert les yeux aura pour partage la lumière. Celui qui les a fermés restera dans les ténèbres, vi, 404.
Quelle religion plus sainte que l'islamisme ! Quoi de plus agréable au Seigneur que tourner son front vers lui, de faire le bien, de suivre la croyance d'Abraham, qui n'adora qu'un Dieu, et mérita d'être son ami (1)! vi, 24. Dieu vous manifeste ses volontés. Il veut vous ramener sous les lois de vos pères, et vous donner des marques de son indulgence, iv, 31. Il ne vous a rien commandé de difficile dans votre religion. C'est la foi de votre père Abraham que vous professez. C'est lui qui vous nomma musulmans. Le Coran vous confirme ce titre glorieux, xxn, 77. Ce saint patriarche n'était ni juif, ni chrétien; il était orthodoxe, musulman (2) et adorateur d'un seul Dieu. Ceux qui professent sa religion
(1) Les Orientaux nomment Abraham Y ami de Dieu.
(2) Dans le vrai sens, c'est-à-dire résigné à Dieu.
suivent de plus près ses traces. Tel est le Prophète et ses disciples, m, 61... Qui rejettera la religion d'Abraham, si ce n'est l'insensé? Nous l'avons élu dans ce monde, et il sera dans l'autre au nombre des justes. Dieu lui dit : <s Embrasse l'islamisme (1). Abraham répondit : Je l'ai embrassé, ce culte du souverain des hommes. Abraham et Jacob recommandèrent cette croyance à leur postérité. 0 mes enfants ! dirent-ils; Dieu vous a choisi une religion, soyez-y dévoués jusqu'au trépas... Lorsque la mort vint visiter Jacob, il dit à ses fils : Qui adorerez-vous après mon décès? — Nous adorerons, répondirent-ils, ton Dieu, le Dieu de tes pères, Abraham, Ismaël et Isaac, Dieu unique; nous serons fidèles musulmans (2) Ils ne sont plus; mais leurs
œuvres ne passeront point, n, 124-128.
Dieu vous a fait une loi de son culte sacré, de ce culte qu'il prescrivit à Noé, qu'il t'a révélé, qu'il recommanda à Abraham, Moïse, Jésus, xlii, 11... Notre religion vient du ciel, et nous y sommes fidèles, n, 132.
Les impies seuls disputent contre la religion sainte. Que leurs succès ne t'en imposent pas. Le peuple de Noé accusa ses prophètes d'imposture. Les peuples qui l'ont suivi, révoltés contre leurs apôtres, attentèrent à leurs jours. Armés du mensonge, ils voulurent anéantir
(1) Ce mot signifie simplement résignation à Dieu. Dans la suite, on a entendu par islamisme la religion fondée par Mahomet. On voit que Mahomet veut prouver que tous les patriarches et les prophètes ont enseigné les mêmes doctrines religieuses, doctrines qu'il a développées à son tour aux descendants d'ismaël, fils d'Abraham.
(2) Ce mot doit être aussi entendu ici dans la vraie signification du mot, c'est-à-dire dans le sens de résignés à Dieu.
la vérité. Le courroux du ciel les a fait disparaître, xl, 4, 5.
Les serviteurs du Miséricordieux sont ceux qui, marchant avec modestie, répondent avec bonté à l'ignorant qui leur parle; qui passent la nuit à adorer le Seigneur, prosternés ou debout ; qui disent : « Seigneur, éloigne de nous les peines de l'enfer, qui tourmentent sans relâche, en quelque posture qu'on soit ; » qui, dans leurs largesses, ne sont ni prodigues ni avares, mais économes; et qui, adorateurs d'un Dieu unique, ne transgressent point les préceptes divins, xxv, 64-68.
Les fidèles forment une société d'amis. Ils font fleurir la justice, proscrivent l'iniquité, sont assidus à la prière, paient le tribut sacré, et obéissent à Dieu et à son envoyé. Ils obtiendront la miséricorde du Seigneur, parce qu'il est puissant et sage. Introduits dans les délicieuses demeures d'Eden, ils jouiront éternellement des grâces du Seigneur, et goûteront la volupté suprême, ix, 72, 73.
Le souverain des créatures est le Dieu qui m'a créé et qui me conduit. C'est lui qui me nourrit et qui me désaltère. Lorsque je serai malade, c'est sa main qui me guérira. C'est lui qui m'enverra la mort, et qui me ressuscitera. Il est mon espérance, xxvi, 78-82 Dieu
nous suffit; il est le dispensateur de toutes choses, m, 166.
Ne dis jamais : « Je ferai cela demain, » sans ajouter : « Si c'est la volonté de Dieu, » xvm, 23. Élève vers lui ta pensée, et dis : « Peut-être qu'il m1 éclairera et qu'il me fera connaître la vérité, » xvm, 23. C'est en lui que tout croyant doit mettre son appui, xn, 67. Songe
qu'il a l'œil ouvert sur tes actions, xi, 121. 0 mortels! adorez le Seigneur qui vous a créés vous et vos pères ; qui vous a donné la terre pour lit et le ciel pour toit ; qui a fait descendre la pluie des cieux pour produire tous les fruits dont vous vous nourrissez, n, 20.
Enfants d'Adam, que le commerce el le soin de vos affaires ne vous fassent point oublier le souvenir de Dieu, xxiv, 37. Mettez votre confiance en celui qui vit et
qui ne mourra point. Publiez ses louanges, xxv, 60
N'invoque point un autre que Dieu, de peur que tu ne sois réprouvé, xxvi, 208 Invoquerons-nous des divinités qui ne sauraient nous servir ni nous nuire? Semblables à ceux que Satan a séduits, retournerons-nous
sur nos pas, après avoir été éclairés? La religion du
Seigneur est la véritable. Nous avons reçu l'ordre d'embrasser l'islamisme ; c'est le culte du Dieu de l'univers,
vi, 70. Servez le Seigneur Craignez-le: ce sera pour
vous une source d'avantages, xxrx, 15.
Conservez mon souvenir, je garderai le vôtre. Rendezmoi des actions de grâces. Ne soyez pas ingrats, n, 147.
Dieu comble les humains de ses faveurs, et le plus
grand nombre ne l'en remercient pas, xxvm, 75 Il
vous a tirés du sein de vos mères dépourvus de connaissances. Il vous a donné un cœur pour lui rendre grâce, xvi, 80. O croyants! implorez les secours du ciel parla prière et la persévérance; Dieu est avec les patients, il, 148.
Ne croyez-vous pas que les cieux et la terre s'unissent pour publier les louanges de l'Éternel? Les oiseaux dans les bois les célèbrent à leur manière. Tous les êtres créés connaissent l'hommage qu'ils lui doivent Ne
voyez-vous pas comme il agite légèrement les nuages, comme il les pousse dans les airs, les rassemble, les entasse? Alors la pluie tombe de leur sein entr' ouvert... La grêle frappe où il veut. Il la détourne à son gré, et l'éclat de la foudre éblouit les faibles yeux des mortels, xxiv, 41-43. Tout ce qu'il y a de créatures au ciel et sur la terre adorent le Seigneur. Les anges le révèrent et ne se livrent point à l'orgueil. Ils craignent Dieu élevé au-dessus d'eux, et exécutent ses volontés, xvi, 51, 52. Dieu conduit à la vérité; il dirige les hommes au chemin du salut. N'est-il donc pas plus digne d'avoir des adorateurs que ceux qui, étant eux-mêmes dans les ténèbres, ne sauraient éclairer personne? x, 36.