GHAP. XIX. — DE LA RÉSURRECTION
stérile. Nous y versons la pluie. Son sein s'émeut, et elle produit toutes les plantes qui composent sa richesse et sa parure. Ces merveilles s'opèrent, parce que Dieu est la vérité, parce qu'il donne la vie aux morts, et que sa puissance embrasse l'univers. L'heure viendra; on ne peut en douter. Dieu ranimera les cendres qui sont dans les tombeaux, xxn, 5-7... Le jour où les hommes sortiront du sépulcre, ils ne pourront se cacher aux regards de l'Éternel, xl, 16.
Quel spectacle , lorsque les méchants se lèveront, tremblants, de leurs cercueils, sans pouvoir trouver un asile ! Ils diront : Nous croyons ; mais comment leur foi serait-elle méritoire ? Ils ne l'avaient pas sur la terre. Ils y vécurent dans l'impiété, et se moquèrent de notre doctrine sublime. Un intervalle immense les séparera de l'objet de leurs vœux. Ils subiront le sort de leurs prédécesseurs, parce qu'ils ont erré dans le vague du doute, xxxiv, 50-54. L'homme ignore-t-il que nous l'avons créé de boue? Cependant il dispute opiniâtrement. Il propose des arguments, et, oubliant sa création, il s'écrie : Qui pourra ranimer des os réduits en poussière ? Réponds : Celui qui leur a donné l'être, la première fois, les ranimera, xxxvi, 78, 79. Ignorent-ils que Dieu, qui a créé le ciel et la terre sans effort, peut aussi faire revivre les morts ? Son pouvoir n'a point de bornes, xlvi, 32. Dieu n'a-t-il pas tiré du néant les deux premiers époux ? Manquerait-il de puissance pour rendre à la vie le genre humain ? lxxv, 39, 40.
Malheur à ceux qui nient la résurrection ! L'impie et le scélérat rejettent seuls cette vérité. La religion n'est à leurs yeux qu'une fable qu'enfanta l'antiquité. Le