‹ Science et philosophieChapitre 11 sur 21 · Revue des Questions Scientifiques · texte numérisé non relu

Revue des Questions Scientifiques

2. Huxley, On some organisms living at great clepths in the northatlantic Océan. — Jour-nal of microscop. science. VIll, n" 6, 1868.

Cette masse gélatineuse n'était rien qu'une sorte de sarcode ou ào, protoplasme, sans forme définie, sans organes distincts; on y trouvait seulement, disséminés çà et là, des grains calcaires, assez semblables à de microscopiques boutons de manchettes, pour lesquels on créa le nom de coccolithes et de rhabdolitlies. Ces corps, considérés d'abord comme des parties intégrantes du Bathybius, ont été reconnus depuis comme n'étant que les parties calcaires de deux espèces d'algues élémentaires, les coccosphères et les rhabdosp/ières, qu'on recueille en abondance au voisinage de la surface de l'océan. Nous ne nous en occuperons donc pas ici.

Quant au Batliybius, ce protoplasme informa, abondamment répandu sur le fond de la mer. flattait trop bien les idées des transformistes pour que sa découverte ne fût pas accueillie avec enthousiasme. Le plus célèbre des naturalistes allemands de cette école, M. Haeckel, en fit l'objet d'une étude détaillée, dont les résultats furent publiés dans le Journal d'Iéna '. Il reconnut dans le Bathybius l'existence d'une sorte de mouvement de trépidation indécis {eine trœge, ^itternde Bewegung), et la nature organique de cette gelée lui parut mise hors de doute par le fait qu'elle se comportait avec les dissolutions ammoniacales de carmin et d'iode comme tous les sarcodes connus, c'est-à-dire qu'elle prenait,

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