‹ Science sociale (volume 5)Chapitre 70 sur 70 · ENTRE LA LIRERTÉ DES ACTIONS; ET, LA FATALITÉ 1>£S ÉVÉNE- MENTS · texte numérisé non relu

ENTRE LA LIRERTÉ DES ACTIONS; ET, LA FATALITÉ 1>£S ÉVÉNE- MENTS

Avec , le matérialisme de la prétendue science actu^le ; les mots : liberté^ égalité, fraternité; sont complètement vides de sens rationnel; même, à supposer : qu'alors^ la raison pût exister : plus qu'illusoirement ,-

Avec, l'immatérialité des âmes; les mots : liberté , égalité, fraternité; ont un sens rationnel aussi clair; et plus clair : que, des propositions géométriques.

Avec, le matérialisme ; pas de droit rationnel possible, autre que celui de la force; même, à supposer : qu'alors, la raison pût exister plus qu'illusoirement;

Avec, l'immatérialité des Âmes; le droit éternel et la sanction étemelle , sont aussi clairs et plus clairs : que , des propositions gécHnétriques.

Avec, le matérialisme ; dont , la conséquence sociale est néeessairement : l'anthropomorphisme pour le peuple; tant, que l'examen peut être comprimé ; avec le matérialisme, dis-je ; tout droit, autre que celui de la force ; droit nécessaire, cependant, àl'existenc^e sociale ; est : nécessairement inventé. Alors, l'examen est nécessairement comprimé; et, la conséquence nécessaire, de cette compression nécessaire, est l'aliénation du sol : soit à un seul; soit à- plusieurs individus. Et , la conséquence nécessaire de cette aliénation , est l'existence : du paupérisme; de l'esclavage des masses; sous toutes leurs formes possibles; et, avec toutes leurs horreurs ;

Avec, rimmatérialité des âmes; dontj -la conséquence sociale, nécessaire, est Tanéantissement : de tout matérialisme; et^ de tout anthropomorphisme; la réalité du droit, et de son éternelle sanction, est socialement démontrée^ vis-à-vis de tous et de chacun. Le droit, alors, brave l'incompressibilité de )*examen; et, le sol, ainsi que les capitaux acquis par les générations passées, peuvent entrer à la propriété collective : sans nuire à personne ; et, en faisant le bonheur de tous.

Ce, que je viens d'établir : est clair, précis et incontestable.

Maintenant, j'ai fait mon devoir. Je n'attends rien de bon de l'ignorance actuelle ,. décorée du nom de science ; je n'^ attends rien : que, des injures ; des calomnies et des persécutions. Mais, ces injures, ces calomnies et ces persécutions seront encore un bonheur pour moi : le bonheur de celui qui s'acquitte de ce qu'il doit : aucune souffrance, ne pouvant être imméritée, sous le règne de l'éternelle justice. J'ai, d'ailleurs .- outre le bonheur d'avoir rempli mon devoir ; celui , d'être assez heureux pour n'avoir rien à craindre , ni pour le présent , ni pour l'avenir : de ce qui concerne les nécessités physiques; ni m^e de ce qui concerne les besoins moraux t^ationnels. Je n'ai donc besoin : ni d'argent; ni d'honneurs; ni de gloire; ni de dignités; et, de quelque part que ces prétendus biens puss^it m'arriver ; je remercierais quiconque voudrait m'en accabla. J'ai peu de temps à vivre ; et, je veux consacrer, le reste de ma vie, à la tâche que je me suis imposée. Bien, donc, ne doit m'en distraire.

Si, maintenant, la société lit mes œuvres : tant mieux pour ellel Si, elle ne les lit pas; si, efle les laisse croupir dans la poussière, je n'en aurai d'autre peine ; que, celle d'être certain : qu'elle a. encore à expier ; puisqu'elle méprise la vérité. Mais, toute expiation a un terme. Si, je ne puis être utile à la génération actuelle ; j'aurai été utile à sa postérité.

CoKTAiLLOD, caiiton de Neuchàtel (Siumk), 32 septembre I8i7. »

GOÈINS

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