‹ Sciences mathématiques et physiques au commencement du XIXe siècleChapitre 1 sur 41 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

J’ai publiù récemment VHistoire des sciences mathénuitiques et physiques chez les Belges. J’ai dû, pour la composer, en recueillir péniblement les documents dans de nombreux ouvrages anciens et modernes, ainsi que dans de vieux manuscrits, dont plusieurs appartenaient à des bibliothèques particulières.

Mon intention, ici, n’est pas de continuer ce même travail pendant le cours de ce siècle ; mais j’ai tâché de préparer d’avance des documents, qui, plus tard peut-èlrc, pourront aider à l’écrire. Quel que soit le désir de rester dans le vrai, nous sommes trop près des événements pour pouvoir les juger avec tout le discernement et toute l’impartialité nécessaires; je me suis donc borné à réunir des matériaux pour la composer et pour faire disparaitre, an moins en partie, les lacunes que je signale.

Dans le jircmin livre, i’a|i|»cll(î l'allenlioii sur un sujfl ([ui lie parail pas avoir ùlù sullisainrnenl cliulio. Par suile (le ravancemciil des sciences, il devieiil l’acile aujourd’lmi de s’eniciidrc avec d’aulres savants et de concerler ensemble ses reclierclies pour élucider un même point scienti(i(juc, contre lefpiel venait échouer autrefois toute la capacité d’un seul lioinmc, (piclle que fût son ardeur au travail : je citerai, par exemple, les perturbations simultanées du magnétisme sur les diliérents points du globe et leui- mode d’action dans un instant donné. Il faut évidemment substituer à un .seul observateur, quel (pic soit son mérite, une réunion d’observateurs actifs, répandus sur les dilférentes parties du globi\ (pii, avec toute l’attention possible, constatent les mêmes faits d’a|)rés les mêmes niétbodes et avec les mêmes instrumeiits. Notre Belgique, si ralentie dans sa marche, par plusieurs causes indépendantes d'elle, a été l’une des nations rpii est entrée avec le plus d’ardeur dans cette voie. J’ai tâché de faire comprendre ensuite quels ont été les principaux travaux exécutés dans ce pays, soit individuellement, s(.«it collectivement et en dirigeant rattention de plusieurs savants à la fois vers une dillicullé qu’il s’agissait d’étudier et de surmonter.

Je me suis attaché, dans le (leuxiciiœ livre, à prt’scnter un apeiTu des ouvrages scieiitiliipies de |ilusieurs de iio.s compatriotes, dont j’avais pu ajiprécier les heureux travaux et rappeler les circonstances qui devaient le mieux les caractériser. 11 a fallu jiar ce motif abandonner la gravité de l'Iii.sloire, et me borner à reproduire, dans de simples esquisses, les principaux traits de leur physionomie.

Des moyens analogues ont clé employés, dans le troisiètue livre, pour rappeler le souvenir des littérateurs, qui, dans nos provinces, se sont relevés en même temps que les savants et qui avaient partagé leurs habitudes et leurs pensées. Il eût été difficile de séparer les uns des autres : dans un pays qui, comme le nôtre, recommençait en quelque sorte sa vie intellectuelle, ces rapprochements étaient nécessaires.

Enfin un quatrième livre présente quelques-unes des physionomies les plus imposantes de l’époque moderne, dont les relations avec notre pays ont pu opérer sur son état intellectuel avec le plus d’énergie : tels étaient Ale.xandre de Humboldt, Arago, Bouvard, Gauss, Schumacher, Mallhus, parmi les savants; Goethe, Gioberti, Droz, parmi les littérateurs, et particuliérement Falck, cet homme d’Élat éclairé pour lequel notre pays a conservé peut-être plus de souvenirs que son pays natal. L’estime que ces hommes distingués ont montrée pour notre Belgique prouve assez que les anciens litres de nos aïeux ne sont point oubliés par les illustrations étrangères. Je serais heureux si cet écrit pouvait en offrir la preuve et témoigner la reconnaissance que l’ancienne Belgique nous inspire (').

(’) Oi «cril cl Vlliitoirt dtt tciencet malhématiquet et physiques chez les auquel il fait suUe, servent en quelque sorle d'introduction à trois ouvrages i|t»c je imblierai successivement avec Paide de mon fils, allacbé depuis onic ans à PObservatoire royal de Bruxelles. Les Irois ouvrages sur Vj^stronomie, la JHé^ teorologief et la Physique du globe comprendroni les résultats des travaux d'ob- ^rvation faits, chez nous, pendant les trente*cinq dernières années.

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