P: JANET
M. Leroux s'était beaucoup occupé de spiritisme. Il était médium, écrivain et dessinateur. Son esprit familier refuse un beau jour de le quitter. « Vous m'avez permis d'entrer en vous, lui dit-il, maintenant vous êtes à moi. » Or, cet esprit incarné, que Leroux maintenant voudrait bien mettre à la porte, se montre de fort mauvaise humeur, si l’on s’avise de le disputer. Il empêche son possédé d'écrire ses lettres ; il mêle des dessins ridicules à ses dessins scientifiques et souvent se moque de lui. En revanche, il lui donne parfois des conseils, lui fait prendre deux bains par jour, changer de chaussettes toutes les deux heures ; fixe ses repas d’abord à des potages et
DGSE
à des œufs, puis à un seul potage par jour... D'autres esprits viennent quelquefois à la rescousse, alors Leroux entend des voix, tantôt à droite, tantôt à gauche ; des voix d'hommes ou de femmes, qui critiquent perpétuellement ses actes. S'il s'habille, la voix lui dit : « Tu es sale. » S’il mange, la voix lui fait un sermon sur la sobriété : « Tu as tort de manger, cela enflamme l'estomac, tu es gourmand, maipropre, 1vrogne. » La voix l’oblige à déchirer des billets de banque et en semer les morceaux dans la Seine ; elle lui fait jeter des louis dans les bouches d’égouts. Enfin un jour on repêche le pauvre homme dans le fleuve, et il rentre tout mouillé à la maison, ne sachant plus si l’esprit l’avait jeté à l’eau, ou s'il s’y était précipité lui-même pour échapper à ses tourments. (Citation reproduite par M. le D' Bourou dans «Le spiritisme et ses dangers » ).
H. DESOILLE.
Me BIl..., 46 ans, fingère, qu'avec mon maître et ami Vincron j'ai observée, avait été conviée par une de ses clientes à interroger les morts. Dès la première séance, la table tourne. Au bout de trois à quatre séances, M°° BL... présente de l'écriture automatique, en même temps qu'elle entend les voix des esprits. Très vite ces voix n’arrêtent plus et tracassent notre malade. li y a enire elle et les esprits dialogue contradictoire. Puis les entités la poussent à faire des actes malgré elle : on pousse son bras tandis qu’elle essaye une robe, on veut lui faire traverser la rue alors que passent les autos. Elle prend peur, va consulter le D* Vixcnon qui lui interdit les pratiques spirites el
Une autre malade, observée également par ViIncHoN et moimême, s'étallt mise à faire de l'écriture automatique à la demande d’un Mage. Ce dernier cherchait à réincarner sa propre femme morte depuis plusieurs années. Il se livrait à des pratiques de Magie. Notre malade l’aidait ; mais il avait surtout besoin d'elle pour demander aux esprits s'il était dans la bonne voie. L'écriture automatique devint vite inutile, parce que des hallucinations auditives apparurent, Une nuit, vers 3 heures du matin, M°%° X... fut réveillée par une voix d'enfant disant qu'il allait naître chez le Mage et qu'il fallait s’y rendre en apportant une layette. Notre femme s’y rend. On renouvelle les scènes de Magie (aucun enfant ne naît, d’ailleurs). Mais ultérieurement les voix qu'entendait M X.. devinrent continuelles, la menacèrent de mort et de damnation. Elle eut une crise d'anxiété (elle s'enfuit de chez elle, resta dehors toute la nuit, sous la pluie, couverte de sueur, tremblante d’effroi) pour laquelle on dut l’hospitaliser. Nos suggestions la guérirent en quelques jours. La guérison, d'ailleurs, ne se
maintiendra que s'il n’y a pas récidive des pratiques d’occulüsme. (La pratique des sciences occultes peut-elle condwre au déséquilibre mental ? ).