‹ Scot Érigène et la philosophie scholastiqueChapitre 104 sur 224 · Ibidem, lod. jcit · texte numérisé non relu

Ibidem, lod. jcit

iSff DEUXIÈME PARTIE.

Or, de ces quatre éléments simples, dont les qua — lités, en s'unis^nt, produisent les corps, il y en^^ deux qui sont actifs, l'air et le feu'; deux qui soikt passifs, la terre et l'eau. Tous les corps soat plao&s entre ces deux pôles opposés; l'un est la l^èreté , l'autre la pesanteur , et selon qu'ils penchent plus au moins yers l'un où yers l'autre, ils participent des qualités terrestres ou des qualités célestes ; mais c'est toujours cette réunion qui forme la matière, et il n'j a aucun corps visible où l'on ne trouve pas les quatre éléments, c'est-à-dire, pour être plus exact, leurs qualités. ^

Dieu dit le cinquième jour : « Producant aquœ reptile animœ viverUis, et volatile super terrant, sub fir- • mamento cœli. Voilà la première fois qu'il est question de la vie dans l'œuvré de la création. C'est ce qui a fait penser à plusieurs que tous les éléments de ce monde , le ciel avec ses astres , l'air avec les nuages , les esprits des vents et les éclairs, l'eau avec ses flots toujours agités, la terre avec sa v^étatîon, non-seulement n'ont point d'âme, mais sont dépourvus du moindre mouveniient de la vie. Mais Platon; le plus grand des philosophes, et ceux qui se rattachent à lui, reconnaissent à la fois et la vie générale du monde^ et la vie particulière à chaque être , et cette vie, Platon, l'appelle une âme. Les premiers comnaentateurs de

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