Ibidem, Ub. IV, 23, p
prît de rhomme, et l'antique enaeiiii ne s'y -fût pas introduit sans toi. ^
Il est remarquable que Dieu ne maudit ni l'homme ni la femme, mais le serpent. C'est que Dieu ne maudit pas son œurre; il ne peut faire que le bien; son œuvre est bonne, et, loin de la maudire, il a pour elle un immense amour. Mais il maudit le serpie^t, il maudit le mal qui ne vient pas de lui, le mal qui est l'œuvre de 4a volonté de l'homme détournée de sa fin. '
Après la eh ute^ l'homme ne perd rien de ce que Dieu avait créé de substantiel en lui ; Dieu peut ajouter par la grâce aux qualités de la nature qu'il a créée, mais il ne détruit rien de son ouvrage^. L'homme ne perd pas sa liberté, il ne cesse pas non plus d'être le résumé de toute la création; seulement il ne peut remplir le rôle qui lui avait été confié. Voilà pourquoi le Christ vient prendre sa place.
Ainsi le second homme répare tout ce qu'a fait le premier. Tous les hommes sont morts en Adam , et tous ressuscitent en Jésus. Adam s'endort^ el, pendant son sommeil naît la femme, symbole de séduotiou et de chute; Jésus meurt, et l'eau et le sang qui coulent de sa plaie, sont les deux sacrements de