‹ Scripturae sacrae cursus completus -- plurimis annotantibus presbyteris ad decendas levitas -- ann. simul et ed. J.-P. MigneChapitre 27 sur 157 · Cendres de la génisse · texte numérisé non relu

Cendres de la génisse

Mais à ce tableau imparfait du sacrifice du bouc, qui ne regardait que les péchés passés et présents (Nomb. XIX, 2, 9) , quels traits n'ajoutent pas les circonstances de l'immolation de la génisse rousse pour remplir l'idée du sacrifice de Jésus-Christ, qui s'étend également à toutes les iniquités futures? C'était un sacrifice destiné à purifier tous les péchés qui pourraient être commis à l'avenir. Il était sanglant dans son origine, mais pur et non sanglant dans l'ap plication et l'usage. Il était unique et commun à tous.

Cl POUR L'INTELLIGENCE

11 était universel, et il entrait nécessairement dans toutes les purifications, dont aucune ne pouvait se faire sans le secours et le mélange de celte mystérieuse cendre. Il était permanent et perpétuel , une fuis offert pour tous, mais conservant une vertu toujours subsistante et toujours agissante. Son effet se communiquait sans cesse et suffisait à tous; et l'application s'en faisait sur chaque criminel, à mesure qu'il avait besoin d'être purifié de quelque souillure. 6. Sang dardé contre le voile.

Que marquait cette autre cérémonie ordinaire dans tous les sacrifices pour le péché, où le prêtre dardait du sang de la victime sept fois contre le voile? {Lévil. IV, 6, 17; XVI, 14; Num. XIX, 4. ) Cette réitération affectée n'était - elle pas une protestation publique de l'impuissance de ce sang pour se faire un passage dans le sanctuaire, et une invitation vive et empressée à la véritable hostie pour le péché de venir enfin l'ouvrir, et de lever les barrières importunes qui fermaient encore à l'homme l'accès vers le trône du Père, et lui cachaient son visage irrité?

Les trois premiers évangélistes ne nous rendent-ils pas atieutifs à l'accomplissement de cette figure (Mallh. XXVII, 51 ; Mure. XV, 58 ; Luc. XX11I, 45), en nousaverlissanl qu'aussitôt que l'humanité sainte, qui cachait la divinité comme un voile, entêté déchirée par la mort de la croix, le voile du temple, qui en était la figure, fut non tiré, mais déchiré en deux du haut jusqu'en bas? N'était-ce pas pour marquer que, de même que l'entrée du sanctuaire terrestre était désormais ouverte à tous, ainsi tout ce qui séparait l'homme d'avec Dieu étant rompu, le retour vers lui était entièrement libre, et la porte du ciel ouverte et sans obstacles ?

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