CHAPITRE V
— Avant le changement dans les armes où l'on .6 33 carreaux.
il. — n n'y a que quinze carreaux dans les armes ; il y a des tailles croisées sur la draperie à gauche ; quelques travaux ont été ajoutés, au nus^e, à gauche, près du pied de Fenfant.
Le Manud de Brunet cite ce livre, uniquement parce qu'un exemplaire, aux armes de Bossuet, a été vendu cent firancs chez Debure ; quant aux figures de Séb. Le Clerc, il ne mentionne même pas leur existence.
Saint Claude et ses transformations (J., 230).
Helle, célèbre monteur d'estampes au XVIII® siècle, a fait graver, en 1750, une note historique, en tête de laquelle il a fait tirer les épreuves qu'il débitait de la planche de Le Qerc, après ses transformations dont cette note rend compte dans les termes suivants :
c Ce joli morceau a été gravé par le célèbre Sébastien Le Clerc, chevalier romain, dessinateur et graveur du cabinet du roi. Il l'avait fait pour M. Potier, avocat au Parlement, amateur zélé, et pour le lui rendre personnel, y avait mis saint Claude, son patron.
> M. Potier était alors fort jeune, et étudiait encore en rhétorique. Dans ce temps, il y avait beaucoup de curieux d'estampes, particuUèrement de celles de Le Clerc. Les principaux étaient le marquis de Beringhen ', le marquis de Torci, M. de Clairembault,
' L'œatre formé par le marquis de Beringhen est ai^ard*hui
généalogiste; dom Godiveau, bénédictin; M. Turet, fameux horloger; M. Bellanger, M. d'Ârgenville et quelques autres. Ils étaient jaloux des premières épreuves de tout ce que gravait M. Le Clerc. En eflety cet artiste, par la fécondité de son génie, était sujet à faire des changements à ses planches et par là donnait à ses premières épreuves un degré de rareté qui les faisait rechercher. Quelquefois il était arrivé que M. Potier, prévenu de diligence par les compétiteurs, n'avait pu acquérir de ces premières estampes; chagrin dont un connaisseur seul peut connaître l'étendue. Soit pour se venger de ces petites mortifications, soit pour le plaisir singulier d'avoir ce que d'autres ne pourraient acquérir, M. Potier
prit le parti de faire graver ce présent morceau par Le Clerc. Celui-ci, après avoir terminé sa planche, en fit tirer douze épreuves pour ses curieux ; M. Potier les acheta'.
)» Ainsi, maître absolu du travail de Le Clerc, il se vit assuré de donner là loi à ses rivaux. Il jouit effectivement de cette espèce de souveraineté. Peu satisfait de l'impression des douze épreuves de Le Clerc, il les condamna au feu et en fit faire douze autres ; et pour en augmenter la rareté, il fit supprimer le saint Claude et chargea M. Eysen d'y graver une Magdeleine.
au cabinet des estampes, dans une ancienne reliure aux armes royales. H est très-mal classé.
» Quoique Belle ne le dise pas, Potier acheta aussi la planche de Le Clerc, sans quoi, il n'aurait pu y faire les changements qui sont signalés plus bas.