II. — Il est ombré
N<» 3, 4 à 8, point de changements.
Essai d'analyse des jeux de hasard^ par de Montmort. Paris, 1708, in-4o(J.,296).
CHA^tRE VI. — 1708 -lTt4* 279
Le léanuel de Brunet cite les deux éditions de cet ouvrage (1708 ou 1713 ou 1714), en indiquant que la seconde est préférable. C'est possible, pour le texte; mais non pour les épreuves des eaux-fortes, car celles qui se trouvent dans Tédition de 1708 sont très-supérieures à celles des éditions subséquentes.
Les différences que présentent les vignettes de cette suite sont les suivantes :
N* 2. — Vignette de la préface.
On en connaît deux états :
L — Avec la pancarte blanche et avant les règles sur la table ronde.
IL — La pancarte que l'auteur présente à Minerve est chargée d'une inscription. On voit des règles sur la table ronde.
Vignette de la première partie. N<> 3. —Le lans-qumet.
On en connaît trois états :
L — On ne voit pas de jeux de cartes sur le milieu de la table.
II. — Avec ce îeu de cartes, mais avant un médaillon rond, à la fenêtre de droite faisant pendant à celui de la fenêtre de gauche.
III. — On voit ce médaillon qui parait avoir été ajouté pour les éditions postérieures à 1708, car il existe des épreuves du second état avec le texte au verso.
Vignette de la seconde partie. N^ 4. Le quinque^ nùve et le trictrac.
Jombert indique que Paignon-Dijonval possédait deux épreuves de cette pièce avec des différences
280 SÉBASTIEN LE CLEI^C.
qu*il ne fait pas connsutre ; nous n'avons jamais rencontré d'épreuves avec différences, mais il en existe avant le texte au verso.
Vignette de la troisième partie. N^ 5. Le jeu de dés elle jeu de cartes.
On en connaît deux états :
I. — Avant la femme vue en partie, tout à fait à gauche, derrière Thomme qui présente les cartes.
IL — On voit cette femme. Il existe des épreuves de cet état avant le texte au verso.
Cette suite a été copiée, certaines pièces sont dans le sens des originaux ; d'autres reviennent en contre-partie. On reconnaît toujours ces copies à la présence, dans la marge du bas, d'un quatrain qui n'existe pas dans les originaux.
Histoire généalogique de la Maison d'Auvergne, par Baluze, Paris, Dezallier, 1708, 2 vol. in-folio (J., 297).
Cette histoire a été en grande partie composée par le Cardinal de Bouillon (Emmanuel-Théodore de la Tour d'Auvergne), neveu de Turenne. Suivant Quérard, Baluze n'en aurait composé que la préface. Néanmoins, il paraît certain que Baluze prit la responsabilité de tout l'ouvrage, qui contient des titres suspects, à l'aide desquels le Cardinal de Bouillon prétendait descendre des anciens ducs de Guyenne, comtes d'Auvergne. L'authenticité de ces titres avait été admise par Mabillon et par Ruinart. Ce qui est certain, c'est que cet ouvrage fut la cause de la disgrâce de Baluze et du Cardinal. Quant à Séb. Le Clerc, qui n'avait fait que les jolies vignettes de cet ouvrage,