CHAPITRE VI
Nous renvoyons à la description de Jombert pour les pièces gravées en 1712,1713 et 171'i, à laquelle nous n'avons rien à ajouter, et nous terminons ici notre travail sur les planches gravées par Sébastien Le Clerc.
Pour ne pas interrompre la nomenclature chronologique des travaux de Le Clerc dont nous avions à parler, nous avons négligé quelques détails de la vie de notre artiste.
Depub son mariage et son instaltaUon aux Gobelins, son existence fut peu accidentée. Constamment livré à ses occupations diverses, il les variait sans cesse. Lorsqu'il cessait de dessiner ou de graver, c'était pour s'occuper de travaux de géométrie, ou bien sur le point de vue et enfin sur l'architecture. Ces différents travaux, très -estimables pour le temps où ils ont paru, quoique peu consultés aujourd'hui, témoignent de la variété des connaissances de leur auteur.
Le Clerc avait d'ailleurs compris que le dessin et la gravure étaient plus particulièrement dans la nature de son talent. Aussi ne cessa-t-il jamais de s'y appliquer.
Il .. . :. ..... i 1- j-QJg honneur etprofit. Après
ù l'attachait exclusivement â is commandés par le roi, il !3 libraires, tantât pour les son propre compte.
292 SÉBilSTIEN LE CLERC.
Plusieurs de ses planches portent son adresse aux Gobeiins, d'autres celle d'Âudran, d'autres enfin celle do son gendre Etienne Jeaurat qui, après la mort de son beau-père, réunit une grande partie de ces planches et en débita des épreuves.
Quoique logé aux Gobelins et pourvu en 1090, après la mort de Cl. Mellan, du titre de dessinateur et graveur du Cabinet du roi, titre auquel était attachée une pension de quatre cents livres, Le Clerc avait conservé son indépendance. Son titre était purement honorifique et sa pension ne représentait pas, à beaucoup près, la valeur des travaux commandés par le roi qui, de 1090 jusqu'à sa mort, lui furent payés à part.
Nous avons dit que Le Clerc était entré à l'Académie dès le août 1072. Il ne figure pas sur la liste des dignitaires de cette compagnie, quoique bien des artistes, moins célèbres que lui, y aient trouvé place ; mais l'abbé de Vallemont nous apprend que, peu après 1090, il fut nommé « pour être un des quatre professeurs qui posent le modèle aux Gobelins » (p. 178).
L'un des ouvrages les moins connus de Le Clerc est son nouveau système du Monde, conforme à l'Écriture sainte, où les faits sont expliqués sans excentricité de mouvements, avec 01 planches. Paris, 1706. Il a paru, en 1708, une seconde édition augmentée.
Malgré les éloges que l'abbé de Vallemont donne à ce travail de Le Clerc (p. 179), nous devons dire que le système imaginé par lui n'a pas reçu la consécration de la science. Â l'exception de la jolie vignette