CHAPITRE m. — 1673-1682. iU
été exécuté par les membres de l'Académie ; il a été gravé par Lapointe, en 1678 ; celui de Le Clerc B'est borné à l'exécution de quatre grands cartels, dont Tun est aux armes du roi et l'autre à celles de Colbert.
C^est à l'année 1678 qu'appartient la publication de diCTérents poètes italienSj dont les œuvres parurent sous le nom des Elzevier, quoiqu'imprimées à Paris et éditées par le libraire Thomas JoUy ; mais il est certain que la gravure des vingt^deux vignettes qui décorent l'édition de la Jérusalem délivrée (Jombert, n€ 140), qui fait partie de cette collection, est de beaucoup antérieure à la publication. Cette certitude résulte de ce que nous avons sous les yeux une suite de ces planches dont plusieurs portent au verso la signature de P. Mariette, tantôt avec la date de 1660, tantôt avec celle de 1668. On est donc forcé d'admettre que les épreuves datées de 1660 proviennent de planches gravées à Metz. Il ne serait même pas * impossible que la suite entière, dont la manière rappelle celle de la Petite géométrie, gravée en partie à Metz, ait été exécutée dans la patrie de Tartiste.
S'il est incontestable que ces planches ont été gravées avant 1678, il ne l'est pas moins que les épreuves n'en ont été mises dans le commerce qu'à cette dernière date. C'est alors que, suivant Jombert, Tartiste y aurait mis son nom; mais il n'en est pas moins certain, quoique le fait ne soit pas arrivé à la connaissance de Jombert, qull existe des épreuves
il2 SÉBASTIEN LE CLERC.
avant le nom, lequel fut effacé dans la suite ; ce qui constitue un troisième état des planches.
Les faits qu'on vient de retracer laissent sans explication plausible l'existence d'indications figurant môme sur les épreuves signées par Mariette, en 1660 et 1668, et qui ont pour objet de marquer les pages de l'édition de 1678, où les planches doivent être placées. La seule explication qui soit admissible, est la suivante : il existe une édition elzevirienne du Goffredo, publiée en 1652 sous le nom de Comhi et la Noue, que l'éditeur de 1678 a eu la prétention de reproduire. L'idée de faire décorer par Séb. Le Clerc une édition semblable à celle de 1652, vint peut-être, dès avant 1660, à l'esprit d'un éditeur qui remit à Le Clerc un exemplaire de cette édition. En gravant ses planches, l'artiste eut le soin d'indiquer *dans les marges inférieures le numéro du chant auquel se rapporte le sujet gravé pour l'édition qui fut pul)liée dix-sept ans après. Tel est le seul moyen de résoudre cette difficulté.
Les épreuves qui se trouvent dans l'édition de T. JoUy, ne portent pas le nom de Le Qerc. Le tirage est généralement défectueux, et ne peut donner une idée exacte de ces charmantes compositions.
D'après nos observations, il y aurait quatre états de ces planches :
L — Avant toute lettre , autre que le numéro du chant indiqué à gauche dans la marge du bas.
IL -i— Avec l'indication du tome et du folio, dans la marge du haut. C'est en cet état que les planches ont servi â l'éditionfde 1678, quoique nous en ayons