‹ sebastien le clercChapitre 7 sur 193 · CHAPITRE I. — 16G · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — 16G

Paris en 1610 pour se perfectionner dans son art, puisqu'il entrait en apprentissage à Metz en 1619. Il était revenu à Metz avant la grande peste de Lyon , puisque son mariage est du 17 janvier 1635. M. Âbel a trouvé Tacte de ce mariage, d'après lequel Laurent Le Clerc, maître orphevre, épousa, à la paroisse Saint-Gorgon, une veuve de cette paroisse, sans doute la veuve d'un autre maître orfèvre ^

Poursuivant ses recherches sur le père de notre artiste, M. Abel a découvert qu'il ne résidait pas, immédiatement après son mariage, dans la paroisse de SaintrMartin, mais dans la paroisse Saint-Jacques. Un rôle de la population de 1637 fait connsdtre que, au commencement de cette année, dans la rue Porte- Enseigne, près de m^tre Abraham Ancilion, procureur des Treize, demeurait « Laurent Le Clerc avec sa fenmie, un enfant et une servante ». Cet enfant était une fille ; Sébastien n'était pas encore né. — A côté vivait un autre orfèvre avec se^ six enfants, Jacques Le Clerc, le protestant, que nous croyons être le frère de Laurent.

On vient de voir que, au commencement de 1637, Laurent Le Clerc demeurait rue Porte -Enseigne. Néanmoins, ce ne fut pas dans cette rue que, le 26 septembre 1637, sa femme donna le jour à l'éminent artiste qui nous occupe. Cette naissance eut

* Voici cet acte: 17 januarii (1635) 3 banna prodamata ad futurum matrimonium inter Laurentium U Clere (sic) S^ Sim~ plidiparochianumet Catharinam de Bonne tnduamS^^ Gorgonii paraehianam sine opposUùmey testibus preeentibua solemni 6enediclione nuptiali. (Reg. de Saint-Gorgon.)

lieu dans une maison située sur la paroisse Saint- Martin, ainsi que le démontre l'acte de baptême retrouvé par M. Âbel\ Cette date avait déjà été précisée par Tabbé de Vallemont et par tous les biographes. Nous l'avions reconnue vraie, même avant la découverte de l'acte authentique, malgré les indications contraires fournies par les actes de mariage et de décès de Sébastien Le Clerc^ reproduits par M. Jal dans son Dictionnaire de biographie et d'histoirey article Le Clerc. Ces actes placeraient la naissance de Sébastien en 1639 eu 1640 ; mais Us renferment une erreur évidente. Lors de son mariage, Le Clerc s'était rajeuni de deux ans, et cette erreur, volontaire ou non, a persisté dans sa famille jusqu'à sa mort. Du reste, le secrétaire de l'Académie de peinture ne s'y est pas trompé, et son registre fixe exactement à soixante-dix-sept ans l'âge de Sébastien Le Clerc, lors de sa mort qui eut lieu le 25 octobre 1714. {Archives de Vart français, t. !«•, p. 367.)

I f Ce 36 septembre 1037 fut baptisé un fils nommé Sébastien ; le père, Le Gler ; la mère Catherine de Ronne ; le parrain Sébastien Marchant ; la marraine Elisabeth le Cler. » (Arch. de Mets. — Reg. poar Saint-Martin.) — Cette marraine était une sœur de Laurent, et, par conséquent, la tante de Sébastien. Elle avait épousé un sergent appelé Jean Barbier, dit La Jeunesse. Cet acte de baptême prouve que Laurent Le Clerc et sa femme étaient venus s'établir dans la paroisse Saint-Martin. Laurent avait probablement cédé au désir de sa femme qui voulait se rapprocher de son frère Michel de Ronne, dit du Bouquet, administrateur de Saint-Symphorien. — Sébastien Marchant, parrain de Le Clerc, était établi orfèvre sur la paroisse Saint-Gorgon, en 46SI. À cette époque, et pendant tout le dix-septième siècle, il y avait A Metz un grand nombre d'orfèvres qui n'étaient pas de simples marchands, mais de véritables artistes.

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