‹ sebastien le clercChapitre 98 sur 193 · CHAPITRE IV. — ifi83-ie · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. — ifi83-ie

art. Le Clerc.) Nous ne savons ce que cela veut dire. Jombert, ni aucun iconographe, n'a connu des saints de Le Clerc en médaillons. Il ne peut s'agir des saints de Gantrel (J., 222). La mention du Ma^ nuel est un logogriphe dont nous n'avons pas la clef; mais il est certain que Le Clerc n'est pour rien dans ce recueil.

Les grandes conquêtes du roi (J., 212). Suite de 28 pièces gravées par Le Clerc, ou sur ses dessins, par Châtillon \

Cette suite nedoit être confondue , ni avec les Tapisse-rtesAtstonguesdontnousavonsparlé ci-dessus, ni avec les Petites conquêtes ^ dont nous parlerons ci-après.

Deux bordures différentes ont été gravées par Le Clerc, pour servir de passe-partout aux pièces de cette suite.

Aux remarques faites par Jombert, sur ces bor* dures, nous ajouterons ce qui suit en ce qui concerne celle au haut de laquelle on voit deux renommées.

Nous avons sous les yeux une épreuve très- vigoureuse de la planche 24 de la suite, et cependant les travaux aux genoux s'y voient déjà, ainsi que ceux aux deux ailes de la même renommée eit à la flgure du soleil. Il en résulte que les épreuves où se ren-

' On lit dans le8 notes de Mariette [Ahecedario^ t. m, p. 108). « Les planches des conquêtes du roi qu*a gravées M. Ghâtillon, Tout été, sur les dessins de M. Le Clerc, trës-terminés. Je les ai vus (les dessins) ches M. Cbâtillon ; ils étaientjavés à Tencre de la Chine ; Huquier les a achetés SiO livres, à son inventaire, en 1734, et les a revendus 500 livres à M. Lorangëre. » •— Deux de ces des» sins sont à Metz, dans la collection de M. Chartenér.

contrent ces travaux sont très-recommandables. Cela est si vrai que, dans cette épreuve , on remarque l'absence de travaux qui ont été exécutés postérieurement. Ainsi, la renommée de gauche n'a pas de cheveux derrière la tète ; sa jambe est nue, tandis qu'elle est couverte dans l'état ordinaire. Les draperies sont diffé* rentes ; toute la figure est plus travaillée ; dans les épreuves ordinaires, elle est autrement coiffée.

Cet état nous parait être le second de la planche, et celui dans lequel on voit les travaux ci-dessus serait le troisième.

Quant au premier état, il est incontestablement caractérisé par l'absence des travaux qu'on remarque à la tète du soleil dans les épreuves postérieures ; mais cette remarque est seulement sensible dans les épreuves d'essai qui ont été tirées de la bordure seule, sans les sujets qu'elle était destinée à renfermer*

Chacune de ces bordures est gravée sur un cuivre plein, sans aucun vide comme on l'a supposé. Les planches contenant les sujets sont de dimensions exactement égales à celles de Tintérieur de la bordure qui doit les renfermer. Chaque planche contient : en haut, le plan de la bataille ; au milieu, le sujet; et, au bas, llnscription.

Pour obtenir chaque épreuve de cette suite , on a fait nécessairement deux tirages superposés, l'un pour la planche disposée comme nous venons de l'indiquer, et l'autre pour la bordure. Mais comme les planches sont de même grandeur que l'espace blanc laissé par la bordure, on n'aperçoit pas toujom^ les

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