‹ Sébastien Le Clerc et son œuvreChapitre 47 sur 197 · CHAPITRE in. — leTS-lflW · texte numérisé non relu

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valeur dans l'art de bâtir que son frère Charles dans la littérature. L'ouvrage s'ouvre, en effet , par un magnifique frontispice admirablement dessiné par Sébastien Le Clerc et non moins bi^n gravé sous sa direction par G. Scotin, un de ses élèves. On y voit, au premier plan , à gauche, les arts du dessin avec leurs différents attributs, tenant ouvert le titre des dix livres d'architecture de Vitruve ; à droite , la France et l'Agriculture, ou ce que les médailles romaines appellent Félicitas publica. Sur le second plan , tous les monuments construits par Perrault. Dans le fond , la colonnade du Louvre ; plus loin , sur une élévation , le bâtiment de l'Observatoire ; à gauche, l'arc de la porte Saint-Antoine, vers lequel Louis XIV semble se diriger dans un carrosse à six chevaux. Il était impossible à Claude Perrault de se mieux louer lui-même.

» Dans sa préface, Claude Perrault, toujours préoccupé, comme son frère, d'établir un parallèle entre les anciens et les modernes, et justement désireux de faire ressortir le talent trop longtemps méconnu de ses compatriotes, s'attache à présenter l'éloge des architectes français et des monuments qu'ils ont élevés. Pour appuyer son discours de preuves irréfragables, il montre, dans un très-beau dessin , gravé par son inséparable Sébastien Le Clerc (J., 109-2), la tribune et les cariatides de Jean Goujon dans une des salles du Louvre*. Il a soin également de ne pas s'oublier, et il donne les plans, coupes et profils de son bâtiment de l'Observatoire.....

» Dans un second frontispice (vignette) placé en

tête de la traduction de Vitruve (J., 109, 4), Sébastien Le CierCy qui excellait à rendre les dessins et les perspectives d'architecture, montre Yitruve expliquant à l'empereur Auguste les règles de cet art, tandis que, dans le lointain, on aperçoit un cirque, des temples, des palais et d'autres édifices antiques. »

Cette traduction de Yitruve par Cl. Perrault eut du succès. Le libraire Coignard en fit une seconde édition en 1684. Un Abrégé de cet ouvrage avait été publié, en 1674, sans nom d'auteur, avec des planches de S. Le Clerc (J., 110). — On pourrait croire que cet Abrégé est de la composition de Le Clerc, pour le texte et pour les gravures ; mais le privilège du 24 mars 1673, qui se trouve à la fin du grand Yitruve in-foL, est aussi donné à Cl. Perrault pour un Abrégé de cet ouvrage, et un extrait de ce même privilège est reproduit à la fin de V Abrégé.

Nous avons sous les yeux une épreuve d'une planche anonyme évidemment gravée pour servir de frontispice à V Abrégé de Vitruve. C'est une réduction du fi[*ontispice dessiné par Séb. Le Clerc et gravé par G. Scotin qui décore le gi*and Vitruve. Elle est dans le même sens, et l'on n'y voit pas les fleurs de lys qui, dans le second état de la grande planche, existent sur la draperie de la France (J., 109-1) ; mais on y voit la statue équestre sur le fronton du Louvre. Bien que la gravure de cette planche soit dans la manière de Séb. Le Clerc, nous ne croyons pas qu'elle ait été exécutée par lui. Jombert ne l'a pas connue, et nous devons dire que nous ne l'avons

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