CHAPITRE III. — 1«13>16B
du cabinet, im les délicaUsses de V élégance de la prose française, par... de Richesource, modérateur de l'Académie des orateurs, place Dauphine, à l'Àcademie des philosophes orateurs, deuxième appartement. Paris, 1680, ia-éfi.
L'ouvrage dont nous venons de parler ne doit pas être confondu avec un autre du même auteur et auquel le même frontispice se trouve joint. Il a pour titre : Les Plaisirs de la lecture aux vives lumières ducamovflet... Paris, 1681, in-i2. Il est quelquefois accompagné du frontispice de Séb. Le Clerc, qui déccNre Touvrage in-4o, dont le titre commence également par le mot Plaisirs. Ce frontispice est celui dans lequel il n'y a pas de fenêtre.
Il résulte de ce qui précède que la seconde planche a décoré au moins deux ouvrages de critique littéraire, composés par Richesource, et peut-être un plus grand nombre. En a-t-il été de même de la première planche ? C'est ce que nous ne pouvons affirmer.
La planche cotée 3 par Jombert a été exactement décrite par lui. Ajoutons que cette estampe est le portrait de Richesource lui-même, en costume ultra élégant, où il paraît être un véritable type du bourgeois gentilhomme. On en connaît des épreuves avant la lettre et d'autres avec la lettre, mais avant aucun texte au verso. Elles sont très-rares. Nous n'avons pu découvrir tous les ouvrages que cette planche était destinée à décorer, mais nous l'avons rencontarée sur un volume intitulé: Quatorze problèmes choisis des onze volumes des conférences académiques
et oratoires, traitez pour et contre avec leurs déd^ sions. Paris, place Dauphine, à rÂcadémie des philosophes orateurs, 1686, in-12. Les épreuves tirées de ce voluihe sont sans texte imprimé au verso ; elles sont préférables à celles de la même planche qui décorent un volume in-4^ avec un texte au verso dont nous n'avons pu lire que des fra^ents. Nous avons fsdt reproduire ce portrait intéressant à cause du costume et de sa rareté. Cette reproduction, faite par M. Amand Durand , donne une idée de la manière de Sébastien Le Clerc.
Nous ignorons égalemen*t quels sont les ouvrages auxquels s'appliquent les n^* 4 et 5 de Jombert. Tout ce que nous pouvons dire , c'est que ce sont des ouvrages religieux qui n'ont aucun rapport avec le Camovflet. Richesource en a fourni l'idée, sur laquelle Le Clerc a fait des dessins qui ont été gravés l'un et l'autre par Benoit Âudran. C'est à propos de ces ouvrages que Jombert appeUe leur auteur M. l'abbé de Richesource. Rien ne prouve qu'il ait jamais été dans les ordres, quoiqu'U ait fait tm cours de prédication. Voyez sur cet original, dont l'illustre Fléchier a suivi les cours, M. l'abbé Delacroix, Hist. de Fléchier, Didier, 1866, in-12, t. I«, et V Intermédiaire de 1875. Charles Labitte a parlé de Richesource au t. II de ses Études littéraires^ p. 374 ; U dit que les contemporains de ce charlatan oratoire l'appelaient un distUlateur de galimatias. Ce mot se retrouve dans les Réfleanons critiques de Boileau : « Si Pindare, dit-il, s'était énoncé comme lui (Perrault), La Serre ni Richesource ne l'empor-