CHAPITRE m
Encore mie édition originale omise dans le Mantiel de Brunet. Elle valait cependant bien la peine d*être mentionnée y quand ce ne serait que pour signaler les deux ravissantes vignettes et la lettre ornée qui la décorent.
La lettre V et le cul-de>lampe ont été exactement décrits par Jombert.
Quant à la vignette , elle se présente sous deux états, dont le premier est de la plus grande ra^ reté :
L -^ L'inscription Dan vita le fente aspre est en caractères italiques. L'épreuve avant le texte, que nous avons sous les yeux , est aussi avant les chan* gements caractéristiques du second état.
IL —^ La légende du premier état est ici en petites capitales; les traits perpendiculaires sous Dan et aepre ont été renforcés, ainsi que le double trait carré du bas ; l'ombre a été étendue en baut et au bas de l'écu fleurdeiysé.
Cet état est celui qu'on rencontre dans le volume.
Le$ édifices anliqiiee de Rome^ par Desgodetz. Paris, J. B. Coignard, 1682, grand in-folio.
Ce bel ouvrage ne contient que deux estampes de Sébastien Le Clerc, qui ont été exactement décrites par Jombert (n« 167). Il a été exécuté aux firais du roi et, après l'impression, Colbert fit présent de toute l'édition et des planches à l'auteur. Les deux pièces de Le Clerc n'ont donc pas été mises dans le commerce.
Poème à la louange de M. Le Brufi^ par Charles Perrault Paris, 1681, m-4^(J.,168).
Cet ouvrage de Charles Perrault n'est mentionné nulle part. Il se recommande cependant , à défaut d'autre mérite, par les estampes de Le Clerc qui, sans être aussi remarquables que les précédentes, ont aussi leur valeur, surtout lorsqu'elles ont été tirées avant l'impression du texte au verso.
Ménage goûtait fort cette production de son ami : « J'aime infiniment, dit-U, son poème de la peinture, qu'il a fait pour son ami, M. Le Brun. Il est un peu obscur en quelques endroits et trop négligé en d'autres. Je le préfère néanmoins à celui que Molière a fait pour M. Mignard. » (Meruigiana, t. III, p. 2). Perrault préféré à Molière I La postérité n'a pas ratifié ce jugement. Il est vrai que Ménage avait un peu le droit de garder quelque rancune à Molière.
Quant aux Fables d'Esope (J., 170), c'est un travail qui, sans être indigne de Le Clerc, ne mériterait pas qu'on s'y arrêtât, s'U n'y avait lieu de compléter la description de Jombert.
On en connaît plusieurs états :
I. — Avant aucune adresse sur le titre et avant les changements que nous allons signaler, pour certaines pièces du second et du troisième état.