LIVRES APPROUVÉS PAR L'EVÊQUE DE LANGRES
10 PIERRE DE BÉRULLE: Vœux ou Elévations à Dieu sur le mystère de l’Incarnation pour adorer les grandeurs suprêmes de Jésus et s'offrir à luy en l’estat de l’humble servitude qui Luy est deüe, en suitte de l’union ineffable de la Divinité avec lhu- Inanilé Paris, Huré NE025, (n-10 076 D:
Vœu à Marie pour s'offrir à la Très Saincte Vierge en l’estat de dépendance et de servitude que nous luy devons en gualité de Mère de Dieu et comme ayant une puissance spéciale sur nous en suitte de cette qualité admirable. Paris, Huré, 1625, in-r6. (Ces « Vœux » se trouvent aussi dans la plupart des éditions du livre « De l’Estat des Grandeurs de Jésus ». Ils soulevèrent une polémique assez vive).
Voici en quels termes ils furent approuvés par Zamet :
« Nous, Sébastien, Evesque de Langres, Duc et Pair de France, déclarons avoir leu et examiné avec soin et diligence la Prière en forme de Vœu de servitude à Jésus-Christ Nostre Seigneur, et n'y avoir rien veu que nous n'ayons jugé non seulement pieux et catholique, mais encore grandement utile pour acquérir cette union très étroite à Jésus-Christ, à laquelle tous les fidèles sont obligés de tendre en vertu du Sacrement de Baptesme et du Nom qu'ils portent et de la Profession qu'ils font d’estre Chrestiens Cette dévotion nous semble d'autant plus solide et utile qu'il est évident que cette union spéciale avec Jésus-Christ, outre
que d'’elle-mesme elle est une sorte de grâce bien particulière, elle est encore une source vive de plusieurs grâces, et que ceux qui ont ce bonheur d’estre liés en cette manière à Nostre Seigneur, jouyssent du privilège de son appartenance et sont en sa protection spéciale. C’est nostre advis que nous avons jugé devoir escrire et signer de nostre main. À Paris, ce 22 may 1621.
SEBASTIEN, Evesque de Langres, Duc et Pair de France.
« Nous avons veu et examiné avec pareil soin et diligence cette autre Prière semblablement faitte en forme de Vœu de servitude à la Très Saincte Vierge, Mère de Dieu, laquelle Nous approuvons grandement ; car outre qu'il semble très raisonnable que les chrétiens se donnent et consacrent en servitude à celle que Jésus-Christ honore en qualité de Mère, et à laquelle il a voulu s’assujettir luy-mesmie en qualité de Fils, il est fort croyable que ceux qui se sont ainsi voüés et dédiés par une piété particulière à servir et honorer la Très Saincte Vierge, mère de dJésus, en remportent une telle assistance et un tel advantage, que cette dévotion leur est un très grand ayde, et pour la grâce du salut, et pour la grâce encore de la vie parfaicte. Ce que nous avons jugé devoir tesmoigner de nostre main et de nostre seing. Ce 22 may 1621.
SEBASTIEN, Evesque de Langres, Duc et Pair de France. (1)
L'année suivante, l'évêque de Langres approuva le fameux ouvrage du P. de Bérulle, intitulé: « Discours de l'Estat et des Grandeurs de Jésus ». Voici le texte de cette approbation:
« Je, Sébastien, Evesque de Langres, certifie avoir nleu et soigneusement considéré ‘un livre intitulé: De L'Estat et des Grandeurs de Jésus, composé par le R. P. Pierre de Bérulle, Supérieur Général de la Congrégation de l’'Oratoire de France ; dans lequel livre je n’ay trouvé que de très grandes, très hautes et très sublimes vérités, escrites d'un style convenable à la dignité du sujet, lesquelles nous font revoir en nos jours l’esprit du grand apostre de la France, Sainct Denys et de son divin Hiérothée. Œuvre conforme à la créance de l'Eglise et à la doctrine des Pères, très excellent en soy, très honorable à l'auteur et très utile aux âmes pieuses et dévotes, principalement à celles qui sont singulièrement touchées dé la lumière de la grâce divine et remplies de l'esprit saint et vivifiant de Jésus.
(4) Cette approbation fut donnée en latin; mais la plupart des éditions des Grandeurs de Jésus et des Œuvres du P. de Bérulle, font suivre le texte latin de la traduction française, que nous citons.
Notons encore que cette approbation est précédée de celles de Philippe Cospeau, évêque de Nantes, d'Henri Louis de la Rochepozay, évèque de Poitiers, de Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran, de Pierre Camus, évèque de Belley. Elle est suivie de celles de Guillaume Bishop, docteur de Sorbonne, d'Eustache de Saint Paul. Visiteur des Feuillants, Chérou, docteur de Sorbonne, Jansénius, docteur de Louvain, Louytre, docteur de Sorbonne, doyen de l'Eglise de Nantes, Lambert, docteur de Sorbonne et Théologal de Meaux, Chastelain, docteur de Sorbonne, Richard Smith, docteur anglais, A. Grillié, Etienne Virazel, docteur en théologie, Gastaud, docteur de Sorbonne, Louis de Morainvilliers, docteur de Sorbonne, G. Gibieuf, docteur de Sorbonne, Charles de Condren, docteur en théologie.
En tesmoin de quoy, j'ay écrit et signé la présente. A Paris, le 26e jour d'Octobre 1622.
SEBASTIEN, Evesque de Langres.
Le livre du P. de Bérulle eut à peu près les mêmes approbateurs que les. « Vœux ». Il convient pourtant d'ajouter aux noms déjà cités ceux de Richelieu, de Bertrand Deschaux, archevêque de Tours, de Coeffeteau, évêque de Dardanie, ceux du P. Billaud, docteur jacobin, de Nicolas Ysambert, de Froger, de Hardivillier, docteurs de Sorbonne, et du P. Joseph, alors supérieur de la mission des Capucins dans le Poitou. (B.N. D18409).
20 JEAN BENCE, Manuale in omnes D. Pauli epistolas, itidem in septem Canonicas epistolas, Joannis Bence, Doctoris Sorbonici ac Congregationis Oratorii Jesu Christi presbyteri. Lugduni, sumptibus Claudii Landry, 1638, 2 vol. in-r2.
L'approbation de Zamet vient en première ligne, ce qui ne peut surprendre étant donnés leurs rapports ainsi résumés par Batterel: « M. de Bérulle avait donné le P. Bence à M. de Langres pour le suivre et l'aider dans les visites de son diocèse. Il confessait ce prélat, si appliqué à tous ses devoirs et l’accompagna même en Provence » (Il s’agit d’un pélerinage fait par Zamet à la Sainte-Baume) (Mém. domest. 1, p. 93.)
« Hoc manuale in Epistolas Divi Pauli, et in Canonicas quae exstant nihil habet a fide Catholic, ApostolicÀ et Roman dissentaneum, sed multas complectitur Sanctorum Patrum et aliorum Doctorum recentiorum sententias velut in unum fasciculum non minus utili quam miro artificio collectas, et dum modeste illius author R.P. Joannes Bence, Oratorii Presbyter, Facultatis Parisiensis Doctor Sorbonicus nullam sibi vindicat, Lectori liberum relinquit, ut ad concionandum, scribendum vel meditandum meliorem judicaverit, hanc inoffenso pede sequatur, ideoque dignum judico quod in lucem prodeat. Ego subsignatus Sebastianus Zamet, Dei gratiâ Lingonensis Episcopus. Parisiis 27 april Anno Domini 1636.
SEBASTIANUS, Episcopus Lingonensis. »
Viennent ensuite les approbations d'Achille de Harlay, évéque de Saint Malo, et de Fr. Robert Berthelot, évêque de Damas.
3° PAUL METEZEAU: Pauli Metzelli parisiensis, Congregationis Oratorii D. Jesu Presbyteri, De Sancto Sacerdotio, ejus dignilate et functionibus sacris ad sacerdotum atque omnium qui oralioni, ministerio verbi et curae animarum incumbunt, piam institutionem. Parisiis apud Billaine, 1631, in-80.
Cet ouvrage porte également en tête cette approbation de Sébastien Zamet :
« Hos Patris Pauli Metezelli Congregationis Oratorii Domini Jesu Presbyteri de Sancto Sacerdotio libros evolvimus, Sacerdote sanè dignos, et a Sacerdotibus propter eximiam, quam cum
pietate conjunctam habent, doctrinam, seduld legendos ; itaque publico Sacerdotii bono in publicum exire eos et posse et merito debere sentimus.
Parisiis, die 23 Januarii, anno a partu Virginis, 1631. SEBASTIANUS, episcopus Lingonensis. »
4e DENIS AMELOTTE: La vie de Sœur Marguerite du S. Sacrement, Religieuse Carmélite du Monastère de Beaune, composée par un Prestre de la Congrégation de l'Oratoire de Nostre Seigneur Jésus-Christ, Docteur en Théologie. — A Paris, chez Pierre le Petit, MCLIV.
Approbation de Monseigneur LDEvesque de Langres
SÉBASTIEN, Evesque Duc de Langres, Pair de France. Le témoignage de Monseigneur l'Evesque d'Autun (1) en faveur de l'ouvrage du R. P. .…. de l'Oratoire, est si illustre, que nous €stimerions le nostre inutile, si l’auteur ne l’avoit désiré. Pour contenter son désir, et pour donner lieu au respect et à la vénération que nous avons pour la mémoire de Sœur Marguerite du Saint-Sacrement, Religieuse Carmélite de Beaune, Nous déclarons que le Livre de sa vie, de ses vertus, et de ses miracles, est Catholique, qu'il est digne de la piété et de la suffisance de celuy qui l'a escrit, et qu’il peut estre leu, non seulement sans péril, mais avec l'édification & la consolation des fidèles: qui doivent par cet exemple adorer les profondes miséricordes de Dieu sur ses créatures, et admirer la force de sa grâce et de son amour, A les élever à un si haut degré de perfection, qu'il semble que mesme dès ce monde, elles vivent plus de la vie du ciel que de celle de la terre.
Fañt à Mussy, le 25e de Juillet 1654.
SEBASTIEN, Evesque de Langres.
ELocE DE SÉBASTIEN ZAMET PAR Denis GAULTHEROT.
Extrait de l'Anastase de Langres, tirée du tombeau de son antiquité, par Denis Gaultherot, Docteur ez Droicts, Avocat au Bailliage et Présidial d'icelle. Langres, chez Jean Boudrot, 1640. Dédiée à Mgr le Révérendissime et Illustrissime Sébastien Zamet, Evesque et Duc de Lengres.
«.… Parmi ces grandes afflictions du peuple (la guerre, la peste et la famine) il se roidit contre ces entraves, conservant en son âme l’ardeur d'un sainct Ignace, la confiance d’un sainct Athanase, la contemplation d'un sainct Denys, l’austérité d'un sainct Basile, la douceur d'un sainct Augustin, la vigilance d’un sainct Grégoire, la majesté d’un sainct Ambroise, le zèle d'un
(4) Louis Doni d'Attichy.
sainct Didier, la charité d'un sainct Nicolas, la discrétion d’un sainct Remy, courant comme une abeille sur toutes les fleurs des vertus qui ont autrefois paru aux parterres des Âmes des plus parfaits évesques, pour s’en former en la sienne un tableau raccourci des perfections d’un bon evesque, persévérant en l’exécution des exercices spirituels et œuvres de charité qu'il exerçoit dans la misère du temps en la dispensation du peu de revenu qu'il tiroit tant de son évesché que de son patrimoine, distribuant partie aux pauvres veuves et orphelins, partie à l’Hospital de la Charité establi dans la ville tant par ses charités que par les dévotions des bourgeois au plus fort de leurs misères, nourrissant néanmoins plusieurs pauvres honteux qui n’osoient mendier, et d'autre costé réparant et embellissant les maisons de l'evesché, mesme le chasteau de Mussy, duquel il agrandit les murailles et les pourpris des jardins au-delà de la rivière, sur laquelle ïl fit faire un pont-levis, et en mesme temps une belle chapelle en la maison épiscopale de Langres, embellie d'excellens ouvrages de menuiserie, peintures et dorures joignant la salle haute garnie de riches et dévotieux tableaux, et réduisit à la mode la salle d'en bas, les fenestres d'’icelle, et les escaliers de la salle haute par le retranchement de l'auditoire de l'officialité. » (p. 441).
VU, LE 20 MARS I9II, Le Doyen de la Faculté des Lettres de l’Université de Paris, A. CROISET.
VU ET PERMIS D'IMPRIMER, Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, L'LIARD:
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