‹ Second voyage de Mungo Park dans l'interieur de l'Afrique, pendant l'année 1805 précédé d'une notice historique et biographique sur la mort de ce celébre voyageurChapitre 31 sur 86 · LXXIII · texte numérisé non relu

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vancera jusqu a Faltatenda, à cinq cents milles en remontant la Gambie. Là , quand il en aura reçu la permission du roi de Woolli , il débarquera, avec les troupes, les bêtes de somme, etc.; après quelque temps de repos , et lorsque les dispositions nécessaires auront été faites , il continuera son voyage jusqu’au Niger. La route qu’il a intention de suivre , le conduirait à travers les royaumes de Bondou , Kajaaga, Fouladou et^ Bambarra. '

« M. Park sait très-bien que , pour conduire une expédition de cette nature à travers une telle étendue de pays , il y aura nécessairement de grandes difficultés à éprouver ; mais il aura soin d’employer, dans toute occasiorr, des mesures conciliatoires. 11 rappellera aux princes du pays la bonne intelligence qui a toujours subsisté entr’eux et les Anglais , et il déclarera invariablement que ce voyage n’est entrepris que pour l’extension du commerce et leurs ih— tcrêts mutuels.

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« Arrivé au Niger , il donnera d’abord tou& ses soins à gagner l’amiliç du roi de Bambarra. Dans celte vue , il enverra un des principaux doutis (i) de Bauibarra à Sego, avec un petit présent. Cet homme informera Mansong de notre arrivée dans son royaume. Il lui dira que notre intention est de nous rendre à Sego , avec des présens pour lui, aussitôt qu'il nous en aura donné la permission , et que nous nous serons

procuré les moyens de nous y 'transporter.

K Pendant ce temps, nous ferons tout notre * possible pour construire les deux barques avec la plus grande célérité. Quand elles seront terminées, et que fout sera prêt pour l’embarquement , M. Park disposera des bêtes de somme ; il en donnera quelques-unes en présent ; et avec les autres il achètera des provisions. Si la réponse du roi de Bambarra "est favorable, il se rendra aussitôt à Sego j et après.

(i) Chefs de ville ou de province.

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«vois fait ses présens 4 Mansong , ii lui deman^' dera sa protection jusqu’à Jinnie. Là finit la connaissance personnelle qu'a M. Park du cours du Niger.

« S’avançant plus loin , M. Park se propose de reconnaître le lac Dibbie , en bôtoyant son rivage méridional. Il continuera ensuite de descendre le fleuve par Jimbala et Kabra , port de Tombouctou , et traversera les royaumes de Houssa, Niffe et Kashna, etc. , pour parvenir à celui de Wangara, placé à une distance directe d’environ quatorze cents milles du lieu de l’embarquement.

(f Si, par malheur, le fleuve finit là , M. Park se verra dans une situation fort critique.'Cependant , il se guidera d’après son éloignement de la côte , le caractère des nations au milieu desquelles il se trouvera, elles circonstances de sa situation.

« Il craint qu’il’ ne lui soit impossible de retourner à l’ouest par le Niger ; qu’il ne le lui

( txxvi )

$oît égalément de s’avancer au Nord , et qp’ua voyage à travers l’Abyssinie ne lui offre d’extrêmes dangers. La seule route qui lui donne quelques espérances de succès , est celle qui se

dirige vers la Guinée. Si le fleuve prend une

direction rfiéridionale , M. Park regardera comme un devoir de le suivre jusqu'à son embouchure. Si , par bonheur , le Niger se trouve être le même que la rivière de Congo , 'il s’y embarquera avec les soldats et les. nègres sur un vaisseau de traite , et retournera en Angleterre par Ste.-Hélène ou par les Indes- Occidentales. »

Les considérations suivantes ont porté M. Park à penser que le Congo se trouvera la continuation du Niger.

« 1® L’ignorance totale de tous les habitans du nord de TAfriqu^ sur les lieux où le Niger se termine. S’il finissait en quelque endroit du ' nord de l’Afrique, il est difficile de concevoir comment les habitans l’ignoreraient si complète-

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