‹ Second voyage de Mungo Park dans l'interieur de l'Afrique, pendant l'année 1805 précédé d'une notice historique et biographique sur la mort de ce celébre voyageurChapitre 35 sur 86 · LXXXI · texte numérisé non relu

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Afrique, et qui avait une grande connaissance de toute la côte occidentale de ce pays , surtoutau sud de l'équateur. On lui devait même la publication d’une carte du flpuve Congo. Avant que M. Maxwell eût appris quelques particularités relatives au Niger , plusieurs circonstances l’avaient porté à conjecturer que la source du Congo est considérablement enfoncée dans les terres , et très-éloignée au Nord. La publication des voyages de Park, le confirma dans son opinion , et le porta à conclure que le Congo et le ‘Niger étaient un seul et même fleuve. Il parait que les raisonnemens de M. Maxwell firent une grande impression sur Park. Il adopta, dans toute leur éttetdue, les sentimens de ce voyageur relativement à l’embouchure du Niger, et persévéra dans celle opinion jusqu’à la fin de sa vie.

Les sources des grands fleuves ont souvent excité la curiosité du public’, et même des savans ; mais U est particulier au Niger d’être

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intéressant sous le rapport de son embouchure.

Ceux qui se rappellent les émotions que Park

lui-même annonce avoir éprouvées dans son

premier voyage , à la première vue de ce grand

fleuve (i) , pourront se former quelque idée de

l'enthousiasme qu’il manifeste à la fin de son Mémoire sur ce sujet , devenu maintenant sa passion dominante. On ne doit pas être surpris que la question de l’embouchure du Niger,

(i) « Taudis que nous faisious route à cheval ensemble, «t que, des yeux, je cherchais le fleuve avec impatience,^ un des nègres cria : Geo affiU ( voyez l’eau ). Je regardai , et j’apfrçus , avec nu plaisir infini , le grand objet de ma mission , le majestueux Niger , depuis si loug - temps de'sire’ , brillaut des feux du soleil levant, aussi large que la Tamise à Westminster, et coulant doucement à l’Est. J’approchai en hâte de ses bords , et ayant bu de son eau , j’adressai avec ardeur mes actions de grâces au grand ordonnateur de toutes choses , qui avait couronné mou entreprise d’un tel succès. » ’

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