‹ Second voyage de Mungo Park dans l'interieur de l'Afrique, pendant l'année 1805 précédé d'une notice historique et biographique sur la mort de ce celébre voyageurChapitre 73 sur 86 · CLXV · texte numérisé non relu

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le premier dans la gestion <les principales opév rations; et j si le cas se présentait, de se cbar^ ger seul de l’expédition. Le nombre des troupes se réglerait d’après la considération des moyens probables de subsistance ; mais on propose qu’elles soient assez nombreuses pour que les chefs, lorsqu’il serait nécessaire, pussent les partager en petits détachemens, prenant desroutes distinctes , selon que les ' circonstances locales ou d’autres causes pourraient l’exiger.

« Les prin4^aux motifs de celte expédition ressembleraient , sous tous les rapports, à ceux du dernier voyage de Park. 11 s’agirait de déterminer le cours et l’embouchure du Niger ,

d’acquérir la connaissance géographique des pays à travers lesquels il coule, et de se procurer toutes les informations possibles , relativement à l’état des habitans, k leurs relations commerciale^ et à leur degré de civilisation. Dans la vue de faire réussir ces recherches scientifiques et positives, les instructions offi-r

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cielles du chef de l’entreprise lui enjoindraient, dans les termes les plus stricts et les f^us for> snels, d’éviter tous actes d'agression envers les natifs, et, hors le cas absolu de défense personnelle, de s’interdire toute espèce de violence. On lui recommanderait aussi de faire tous ses efforts pour établir avec les babitans «des relations amicales; et, à cet ^èt, d'employer les soldats nègres les plus tntelligens ,

* dans tous les cas où la chose serait praticable , comme interprètes de l’expëdidKh ut messagers de paix et de conciliation. »

Par le plan qui vient d’être ainsi tracé en peu de mots, on éviterait tous les désavantages qui ont accompagné la mission de Park, et l’on suppléerait à ses défauts. H y a tout lieu d’espérer qu’une expédition fornaée, conduite d'après ces principes, et pour laquelle on donnerait une attention convenable à la saison propre au voyage , serait couronnée par le succès.

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n serait difficile de prévoir toute letendue de» conséquences avantageuses que l’on pourrait délinitivement attendre du résultat favorable d’une telle expédition. Nous avons peut-être raison de penser que les liaisons ainsi formées avec l’in- * terieur de l’Afrique, pourraient ouvrir de nouvelles communications commerciales , et créer ^ de nouveaux marchés ; qu’une certaine portion du vaste trafic qui se fait maintenant avec Tombouctou , par Maroc, et les côtes de la Méditerranée, pourrait^tre détournée vers la côte occidentale, et que la grande quantité de productions européennes , à qui maintenant d’autres , voies sont ouvertes, pourraient être transportées dans le centre de l’Afrique, par la nouvelle route du Nig’er.

Mais ne spéculons point avec trop de confiance sur des révolutions commerciales de la

nature de celle-ci; elles sont, pour la plus grande partie , graduelles , fort lentes , et rarement on les opère sans de grandes difficultés. Nous

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tommes fondés à conclure qu’une expédition sage c\ bien concertée dans l’intérieur de l’Afri*: que, sera très - avantageuse ; elle accrt^ra et étendra un* commerce légitime et lucratif avec différentes parties de ce vaste continent, dont les progrès dans la civilisation ont été si ra~> pides depuis l’abolition de la traite des esclaves. Nous pouvons aussi raisonnablement espérer * que de telles entreprises, conduites avec sagesse , auront d’importans effets sur la civili-r sation et le perfectionnement général de l’Afri-; que , en excitant l’industrie, et en répandant, parmiles naturels d’utiles connabsances. Quelques portions de ces avantages pourront même,' avec le temps , s’étendre jusqu’à ces pays loin— . tains et isolés , qui sont à présent exclus de. toute communication ayec l’Europe , et abandonnés sans espoir à l'ignorance et à la barbarie. Espérions que fbonneur de franchir ces barrières qui ont jusqu'ici séparé l’Afrique du, çionde. civilisé , est réservé au courage et à ^

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persévérance de cette nation dont les lumières

et les travaux désintéressés ont tant fait, dans ces temps modernes , pour l’avancement des connaissances géographiques. Les voyages de découvertes entrepris /par les ordres de sa . majesté, n’ont point été souillés par le crime des conquêtes ; ils«étaiçnt exclusivement diri-r gés vers l’avantage de la science et celui de l’humanité ; et ils ont valu au nom et au caractère de la nation anglaise, une gloire durable.

11 est, sous tous les rapports, aussi intéressant de chercher à conneiire l’intérieur de l’Afrique,, dans les mêmes vues généreuses. Cette tentative ne promet pas des résultats moins impor-. tans que ces grandes entreprises elles-mêmes ; elle sera vraiment digne d’une époque et d’une nation célèbre dans les annales du genre humain , par l’abolitioE^du commerce des esclaves africains (i).

(i; l)nns une note de V Addenda, publie' après l’im-

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pression de sa notice snr Fark , Te'dileur anglais s’exprime ainsi :

• Deux expe'ditions pour observer l’inte'rieur de l’Afrique se préparent maintenant , et aurontincessamment lieu sous les auspices du gouvernement. La première ' doit suivre le cours du Niger, et en déterminer l’étendue , aussi bien^que le lieu de l’embouchure de ..ce fleuve } elle ira, pour cet effet , iussi loin qu’il lui sera possible , en suivant les plans de M. Park. L’antre se rendra directement à l’embouchiire de la rivière Congo» et en examinera le cours , d’après les indications de JM. Maxwell , cet ami éclairé de M. Park , à qui l’oa doitaine carte du Congo. Le gouvernement a confié la surveillance et la direction des préparatifs de la première de ces importantes expéditions , au major-général sir James Willoughbj Gordon , quartier-maître général des forces brilatiniqnes. John Barrow , écujer, secrétaire de l’amirauté , s’est chargé de faire , pour la seconde , des dispositions semblables. »

Depuis la publication de ce^ note (mai 1816) , les journaux anglais ont annoncé, et ceux de France out répété le fait suivant :

a LemajorPeddie , commandant l’expédition qui cU>it

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